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mai 4, 2023 by Romain Gaucher

La route slovène – Premier pays des Balkans à adhérer à l’Union européenne en 2004, la Slovénie fait souvent figure de pays le plus prospère et le plus stable de l’ancienne République Yougoslave. Résolument tournée vers la nature, ce petit Etat cultive un art de vivre plaisant, et plait de plus en plus aux touristes européens, partons à sa découverte…

Vallée de la Soca

4 lieux à visiter en Slovénie, la route slovène
Triglav

La tranquillité a un nom : la vallée de la Soca. Même si ses paysages sont époustouflants et ses vertus reposantes, la Soca n’en est pas moins discrète. Au contraire du voisin Croate avec son littoral, la Slovénie veille à ne pas ouvrir trop grandes les vannes du tourisme. Aux couleurs d’émeraude et cristalline, l’eau de cette rivière profite aux sportifs d’eau vive, aux randonneurs ou aussi tout simplement à ceux qui veulent faire une parenthèse avec le tumult quotidien.

Entre Trenta et Soca, des chemins de randonnée permettent de profiter des décors magnifiques. La beauté naturelle qui s’en dégage ravive les pieds endoloris par les kilomètres le long du ruisseau chantant. Chaque kilomètre proposant une vue exceptionnelle, on a du mal à réellement avancer, mais c’est pour la bonne cause ! Sur le chemin, vous aurez rendez-vous avec des cascades, des gorges ou encore des rapides. Le niveau requis est ouvert à tous.

Les eaux vives raviront les amateurs de sports aquatiques avec le canyoning, le kayak et le rafting. Et si vous en avez la patience, sachez que la Soca est mondialement connue pour être un spot parfait pour la pêche.
Au même titre que la vallée de la Soca, le Parc national du Triglav permet une immersion en pleine nature. Avec un peu de chance (ou pas), vous croiserez un ours brun.

SOCA PONT
Triglav

Alpes obligent, l’hiver offre la possibilité de skier. Des pistes peuvent accueillir différents niveaux de glisse.

Enfin, le Metal Days de Tolmin est un des festivals de Métal les plus originaux du monde. En pleine nature, au confluent de deux rivières, 12 000 festivaliers écoutent chaque été près de 130 groupes. Cette année, du 21 au 27 juillet, vous pourrez écouter du metal entre deux baignades.

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Triglav

Sur la route de Ljubljana

En quittant la Soca pour Ljubljana, deux lacs vous attendent : Bled et Bohinj. Ils sont tous les deux différents mais ont tous les deux de bonnes raisons de vous faire craquer une bonne fois pour toutes pour la Slovénie !

D’abord, Bled. Sa photogénique église isolé au milieu du lac est un des symboles du pays. Bled, on y va surtout pour ce minuscule ilot au milieu du lac. Votre perception sera forcément différente que vous y alliez l’hiver ou bien l’été. L’hiver, les arbres sont nus, vous serez peu à arpenter les deux ou trois kilomètres du chemin autour du lac. Ne nous privons pas de ce plaisir égoïste, il est bien plus facile de ressentir la majestueusité du lieu ainsi.

L’été, vous devrez partager cet endroit magique avec les randonneurs, les baigneurs et le soleil qui se reflète sur l’eau. Pour vous imprégner encore mieux de ce lieu nous vous conseillons la lecture du livre de Clément Benech : L’été slovène.

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Lac de Bled

Quant à Bohinj, on vous le conseille surtout l’été. Si l’immensité des montagnes tombant à pic dans l’eau ne vous donne pas le tournis, ne réfléchissez pas, courrez piquer une tête ! Même durant la haute saison, il est très facile de trouver une berge déserte. Le naturisme y étant toléré, rien de mieux pour être encore plus en accord avec la nature !

Ljubljana

Ljubljana est clairement à taille humaine. Elle permet de prendre le temps, de regarder calmement autour de soi sans le tourbillon habituelle d’une capitale. On peut divaguer tranquillement dans une ville riche en témoignages historiques. Elle revivifie le corps et l’esprit : entre deux terrasses, on peut visiter le centre historique. La douceur de vivre s’illustre par les locaux qui prennent le temps de déguster un verre de vin le midi après le marché. Les terrasses y sont prisées et toujours accueillantes.

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Ljubljana

La première étape historique est ce que la ville a de plus symbolique : ses ponts et notamment ceux qui partent de la place de l’église franciscaine. De couleur vive et particulièrement photogénique, cet endroit est le point de départ parfait pour déambuler dans les ruelles piétonnes de Stare Mesto, le centre historique. En longeant la Ljubljanica jusqu’à la place du marché, il vous sera difficile de ne pas vous laisser tenter par une des terrasses.

LJUBJLANA1
Ljubljana

Si le temps est dégagé et que votre forme physique vous le permet, prenez la direction du château. Il est perché au sommet d’une colline attenante au centre. L’intérieur ne présente pas d’intérêt majeur, mais y grimper est l’idéal pour s’offrir un panorama dont la vue peut aller jusqu’aux marches des Alpes. Le funiculaire est un mode de transport doux pour monter ou descendre, en plus d’être un bon moyen pour contempler.

Le parc Tivoli, tout proche du centre historique, est immense. Il rappelle que Ljubjlana à été élue capitale verte de l’Europe en 2016. Avec ses 540 m2 d’espaces verts par habitant, la capitale slovène porte fièrement la préservation de l’environnement. Un vrai paradis quand on sait aussi que la voiture est bannie du centre !

Lorsque la nuit tombe, on vous conseille de marcher en direction de la gare ferroviaire. A côté, se trouve Metelkova. Ancienne caserne militaire, ce lieu oscille entre un squat et un hameau alternatif. Les anciens baraquements accueillent désormais des bars à la déco illustrant bien la volonté d’artistes voulant tourner la page de la guerre. Des concerts sont régulièrement donnés et les trois boites de nuit raviront les goûts musicaux les plus variés. Pour être tout à fait honnête, si vous cherchez la grosse étape festive de votre séjour en Slovénie, on vous conseille Metelkova.

Vous pouvez aussi vous rendre dans une soirée de Kino Siska, un ancien cinéma reconverti en salle de concerts, et sa terrasse extérieure animée les jours d’été !

Toscane slovène

Le vin que vous aurez pu siroter à Ljubljana aura peut-être été récolté dans la Toscane slovène. Cette région mérite réellement un détour. Outre la chance de déguster un vin méconnu en France, on y retrouve des paysages à couper le souffle, des petits villages où « prendre le temps » retrouve tout son sens et tout simplement l’impression de respirer !

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Toscane slovène
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Toscane slovène
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Toscane slovène

Non loin d’Udine et de l’Italie, Smartno et Brda sont deux villages qui représentent deux étapes parfaites pour prendre le pouls de la Toscane slovène. A l’écart des chemins battus du pays, cette région présente des paysages qui rappellent la (vraie) Toscane. Ses paysages vallonnés sont agrémentés de cyprès et le soleil d’été leur donne une couleur merveilleuse. Son emplacement est idéal pour un road trip : à vingt kilomètres de la mer et à cinquante des Alpes.
De ces villages en hauteur, on vous conseille de prendre le temps d’admirer le coucher du soleil sur la campagne environnante.

Comment se rendre en Slovénie ?

Plusieurs vols quotidiens relient Paris et Ljubljana, notamment avec Air France et Adrian (la compagnie nationale slovène) depuis l’aéroport Charles de Gaulle.

Pour vous déplacer dans le pays, on vous conseille les bus locaux ainsi que le réseau ferré. A titre d’information, Bled est à 1h de Ljubljana, Bohinj à 2h30, Trenta et Brda à 3h30.

Il reste également le plaisir d’un road trip pour parcourir la nature slovène !

La Slovénie en bref

2 000 000 de slovènes vivent dans un pays de 20 000 km2. Ce qui donne une densité de 100 habitants par km2.

Indépendante depuis 1991, la Slovénie compte 3 langues officielles : le slovène, le hongrois et l’italien.

Les villes principales sont Ljubljana (la capitale), Maribor, Celje et Kranj.

Le plus haut sommet de la Slovénie est aussi sont plus grand symbole : le mont Triglav, 2800 m.

mai 4, 2023 by Romain Gaucher

La route ukrainienne – Que peut bien offrir l’Ukraine ? Quel est ce pays dont on ne connait même pas les frontières ? Divisée physiquement par l’imposant fleuve Dniepr, l’Ukraine l’est aussi politiquement. A travers l’Ukraine, se mêlent ces différentes sensibilités qui naviguent aujourd’hui dans l’Europe de l’Est. Cet article ne vous fait pas voyager dans le Donbass ou en Crimée, nous passerons cependant à travers différentes manières d’être ukrainien aujourd’hui.

Nous vous proposons un voyage dans ce pays multiple. De la place Maïdan et sa révolution, aux rives ensoleillées de la mer noire, en passant par les montagnes laborieuses des Carpates. Nul besoin d’accrocher vos ceintures pour un voyage à deux à l’heure sur les routes défoncées d’Ukraine !

Kiev

3 lieux à visiter en Ukraine, La route ukrainienne
Kiev, Ukraine

A mesure que vous approcherez de la ville, elle vous paraitra toujours plus grande. Ses bâtiments administratifs imposants, ses larges voies dédiées à l’automobile et son étendue retardent toujours plus votre arrivée dans le centre-ville.

Difficile de ne pas avoir de coup de cœur pour la capitale. A l’image du pays, elle offre plusieurs visages. Kiev la culturelle avec ses musées, Kiev la bohème avec le quartier Saint André, Kiev la séduisante avec ses plages le long du Dniepr et surtout Kiev la religieuse avec ses nombreuses cathédrales orthodoxes.

Vieille de 1400 ans, Kiev offre un patrimoine historique riche. La cathédrale Sainte Sophie, dont la construction s’est terminée en 1051, fut le premier site ukrainien inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Elle abrite aujourd’hui le musée du christianisme.

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Laure des Catacombes, Kiev, photo Camille Fouillit

Autre lieu religieux incontournable : l’incroyable Laure des Catacombes ! Véritable village fortifié sur le flan d’une colline surplombant le Dniepr, ce lieu étrange est constitué d’églises orthodoxes. Une journée ne sera pas de trop pour en faire le tour et visiter les musées d’Histoire et d’arts décoratifs. Tout en croisant les pèlerins venus s’y recueillir, vous pourrez prolonger la balade jusqu’au musée de la grande guerre patriotique (la seconde guerre mondiale) et admirer de plus près l’immense statue de la mère patrie. Pour y accéder et en repartir, nous vous conseillons de transiter par la station de métro Arsenalna, la plus profonde du monde (105 mètres !).

Arpenter les rues de Kiev, c’est dépasser des dizaines d’églises orthodoxes, mais aussi se reposer sur l’immense place Maïdan (ou place de l’indépendance). Ce célèbre lieu est notamment connu depuis la révolution orange de 2004, mais aussi depuis la répression sanglante des protestations de février 2014. Des dizaines de manifestants avaient été tués par les forces l’ordre (même des snipers). Ils reprochaient au président d’avoir bloqué un projet d’accord avec l’Union Européenne. Aujourd’hui, un mémorial est édifié et les photos des victimes toujours en place.

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Place Maïdan, Kiev, photo Camille Fouillit

Dans un registre plus léger et beaucoup plus bohème, les rues pavées de la colline Podil sont une curiosité locale et ont un petit goût de butte Montmartre.

Si la météo le permet, ne manquez surtout pas l’Hydropark ! Facilement accessibles en transports en commun, les berges du Dniepr voient chaque année des millions de baigneurs bronzer et se rafraîchir (malgré l’état du système de traitement des eaux usées). La forêt voisine est le paradis des VTTistes et des randonneurs. Quant aux amateurs de sensations fortes, la tyrolienne et même le saut à l’élastique les raviront.

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Hydropark, Kiev, photo Jérôme Cid

Les Carpates

Pour découvrir les Carpates ukrainiennes, attardons-nous sur le lac Synevyr et les alentours de Yaremtche.

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Yaremtche, Ukraine, photo Camille Fouillit

Avant toute chose, ce dont vous aurez d’abord besoin sur les routes des Carpates, c’est une bonne grosse dose de patience, que vous soyez en bus ou que vous ayez loué une voiture. L’état des routes est lamentable et peut vous obliger à passer une journée entière pour parcourir 80 km. Appréhender les trous dans la chaussée n’est pas le seul impératif, il vous faudra également prévenir les dépassements dans les virages. Bien que vous ayez bel et bien l’impression qu’il n’y a que deux voies, la vôtre et celle dans l’autre sens, ne soyez pas surpris qu’une troisième apparaisse dans l’imagination des automobilistes ukrainiens. N’hésitez donc pas à bien rouler sur votre droite, des voitures arrivant fréquemment en face.

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Majdan, Ukraine, photo Camille Fouillit

Après le tumulte de la capitale, place aux villages de montagne, leurs taiseux habitants et leurs animaux sur la route. Pour connaitre un pays, il est important de connaitre ses campagnes. Le village de Majdan est perdu dans les Carpates et constitue l’étape parfaite pour prendre le pouls de cette région dépeuplée où la vie est aussi rude que ses habitants. Point de départ de randonnées, Majdan offre un cadre bucolique où se mêlent troupeaux, maisons en bois et ruisseaux à franchir. Le lac Synevyr, considéré comme le plus beau lac du pays, est l’occasion d’une belle balade durant laquelle vous aurez toujours à portée d’œil le drapeau national trônant fièrement au milieu de l’eau.

Bien plus touristique mais ayant gardé une certaine authenticité, Yaremtche est un village où les habitations recouvrent une colline, laissant les rives du Prout aux installations touristiques. Vous pourrez vous baigner, admirer des cascades et partir à l’aventure le long des chemins partagées entre les randonneurs et les engins motorisés.

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Yaremtche, Ukraine, photo Camille Fouillit
CARPATHES YAREMTCHE
Yaremtche, Ukraine, photo Camille Fouillit

Les Carpates ukrainiennes sont magnifiques et peuvent à elles seules faire l’objet d’un voyage. Hélas, le temps est peut-être déjà compté pour en profiter. Récemment, le président Zelenskyy les a désignées comme un moteur économique. Il projette d’y réaliser « les alpes de l’Europe de l’est ». Une partie de la population locale, craignant pour sa qualité de vie, a déjà commencé à se mobiliser. Une autre partie oscille entre espoir de bénéficier d’un emploi et résignation : les principaux bénéficiaires risquent bien d’être la mafia.

Odessa

Si vous avez l’occasion de prendre l’autoroute piquant vers le sud et Odessa, ne vous étonnez pas des voitures arrêtées sur le bas-côté et des pneus usagés laissés à l’abandon. Bien qu’il s’agisse d’une voie express, son état est lamentable. Rouler à plus de 50 km/h vous fait prendre le risque d’endommager sérieusement votre véhicule.

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Odessa, Ukraine, photo Camille Fouillit

Votre arrivée dans Odessa vous fera vite oublier la route. Son architecture du 19eme siècle est un véritable voyage dans le temps. Cette ville portuaire de plus d’un million d’habitants est très étendue et ses bâtiments relativement bas vous donneront finalement l’impression d’une ville aérée et à taille humaine. Comme beaucoup de ports, Odessa sait accueillir et est internationale. Vous y croiserez des russes et même des habitants de Transnistrie ! Au contraire du nord et de Kiev, Odessa reste russophone.

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Poissonnière à Odessa, Ukraine, photo Jérôme Cid

Se promener dans le centre-ville est un vrai plaisir. Avec la mer noire en toile de fond, vous passerez du jardin botanique aux superbes façades des théâtres et musées. Organisée autour du grouillant boulevard Primorsky, cette ville est peuplée de belles demeures. Evidemment, toute balade se termine en haut du célèbre et imposant escalier de Potemkine. Enfin, si vous voulez rajouter un goût d’insolite à votre séjour, vous pouvez tester le funiculaire qui relie une plage à l’ouest de la ville, ou encore visiter les catacombes et ses 2500 kilomètres de réseau.

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Gare de Odessa, Ukraine, photo Jérôme Cid

Le climat est plutôt agréable tout au long de l’année et l’été les kilomètres de sable fin sont pris d’assaut. Odessa la coquine et ses maillots une pièce tranchent de Kiev la traditionnelle et ses églises orthodoxes. Plusieurs plages sont privées et il vous faudra vous acquitter de quelques euros pour y accéder et louer un transat. Cependant, ne désespérez pas, une très belle plage publique vous attend après une bonne heure de marche du centre-ville !

L’Ukraine en bref

Indépendante depuis 1991, l’Ukraine est tiraillée entre le grand frère russe et les sirènes de l’Union Européenne. Ses 45 millions d’habitants s’étalent sur un territoire qui est le deuxième plus grand d’Europe, à travers 24 oblasts (régions).

SUR LA ROUTE
Sur la route ukrainienne, photo Camille Fouillit

Le changement de devise fait correspondre 1 euro à 28 hryvnias. L’économie ukrainienne peut remercier ses agriculteurs (et en particulier les céréaliers) et ceux qui travaillent dans les ressources minières.

Cet article n’aborde ni le Donbass, ni la Crimée ni Tchernobyl qui restent des lieux déconseillés aux touristes.

A l’intérieur du pays, se déplacer en voiture peut s’avérer une véritable épreuve mais vous permet néanmoins d’aller jusqu’à n’importe quel village. Le train reste également une option valable pour relier les villes principales.

Les vols reliant la France à Kiev et Odessa sont nombreux et vous pouvez aisément trouver un vol à un prix abordable. Pour le vol retour nous ne pouvons que vous conseiller de le prendre à Odessa, l’aéroport des départs est une antiquité soviétique et vous changera des aérogares aseptisées.

Photo de couverture Jérôme Cid.

mai 4, 2023 by Thibaut Boudaud

Que visiter au Monténégro ? Le Monténégro est l’un des plus beaux pays d’Europe, voire-même du monde. Il est d’ailleurs étonnant qu’un si petit pays abrite autant de bijoux. Situé entre la mer et la montagne, vous pouvez même à certains moments aller skier dans le nord du pays, puis piquer une tête dans les eaux paradisiaques de l’Adriatique lors de la même journée.

Vous ne savez pas encore où passer vos vacances cet été ? De Kotor à Bar, de Budva à Durmitor, du lac Noir au lac Skadar, ce Top 10 sur le Monténégro va forcément vous donnez envie de réservez vos prochaines vacances dans le plus monumental des petits pays !

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Que faire, quoi voir, où aller, quoi visiter, où séjourner au Monténégro ?

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février 3, 2022 by QuentinprodPhotos

Indissociable de la culture dalmate (Croatie), la Klapa est une tradition musicale séculaire inscrite au Patrimoine Mondial de l’Unesco depuis 2012 en tant que « Patrimoine culturel immatériel de l’Humanité ».

A l’origine chantée par les pêcheurs et paysans du littoral croate, la Klapa est traditionnellement un choeur d’hommes basé sur une grande harmonie vocale.

Ce choeur répond à une composition vocale très précise, dans laquelle le premier ténor est le seul et l’unique et donne le ton et le rythme, suivi par l’ensemble du groupe. Il est soutenu par un second ténor, un baryton et une basse, chacun allant souvent par paire.

La Klapa a su traverser les époques pour trouver de nouvelles inspirations.

Même si la Klapa dans sa plus pure tradition existe encore (le Festival des Klapa Dalmates d’Omis est à ce titre un rendez vous incontournable depuis 50 ans), de nouvelles formes sont apparues au fil du temps, comme l’apparition de choeurs de femmes.

Mais aussi des évolutions sur la manière de jouer de la klapa aujourd’hui : avant tout a cappella, la mandoline est devenue un instrument prisé pour accompagner la mélodie. Et aujourd’hui de véritables groupes accompagnent les choeurs, à l’image de Klapa Rispet, l’un des groupes de Klapa moderne les plus connus.

Originaire de Split, Klapa Rispet fait partie de cette nouvelle génération de chanteurs de klapa qui osent des compositions entre pop, variétés voire sonorités plus rock, mais qui conservent cette manière si caractéristique de chanter.

Certains artistes poussent leur exploration plus loin en mêlant par exemple le chant klapa avec la musique rock/métal, à l’image de Vice Versa et son album Kraken sorti en juin 2020.

La Klapa, comme les autres traditions musicales balkaniques, est une véritable mine d’or pour ces artistes qui s’en emparent et leur donne une touche de modernité pour éviter que ces cultures orales ancestrales ne tombent dans l’oubli.

janvier 24, 2022 by QuentinprodPhotos

Véritable marqueur identitaire en Bosnie, où elle est la plus ancrée aujourd’hui, la Sevdah est une tradition musicale héritée de l’occupation du territoire par les Ottomans mais qui a magnifiquement traversé le temps et les époques.

Lorsque les Ottomans (Turcs) envahissent les territoires suds slaves au 15ème siècle, ils apportent avec eux leurs traditions et leur mode de vie « à l’orientale ».

Dès lors les premiers chants orientalisants vont faire leur apparition et vont se mêler aux traditions orales déjà présentes dans la population locale. Si elle est traditionnellement ottomane, elle va aussi se nourrir au fil du temps de l’influence austro hongroise lorsque l’Empire prendra le contrôle de la région à la fin du 19ème siècle.

Accompagnée par un petit orchestre traditionnel (généralement saz, violon et accordéon), la Sevdah est une musique intimiste caractérisée par un tempo lent favorisant la mélancolie, une mélancolie que l’on retrouve dans le phrasé du chant.

L’émotion est très présente dans la Sevdah avec des textes qui font beaucoup référence aux peines de la vie. L’histoire des Balkans meurtrie par de nombreuses guerres – et ses drames humains qui en ont découlés – est un thème très présent dans les Sevdalinkas ancestrales mais aussi plus modernes comme celles composées aujourd’hui par la nouvelle générations d’artistes Sevdalinkas comme le sarajevien Damir Imamovic.

Comme toute musique traditionnelle, la transmission est essentielle pour perpétuer ces cultures qui sont avant tout orales.

De nombreux artistes se sont approprié des textes du répertoire pour leur donner un nouveau souffle et séduire de nouveaux publics. Chacun à leur manière ils assurent la transmission des traditions aux nouvelles générations.

Si le groupe Mostar Sevdah Reunion conserve une forme traditionnelle de très grande facture, leur compatriote Amira Medunjanin injecte dans ses musiques des notes de jazz et de musique classique qui subliment sa voix considérée comme la plus belle des Balkans, une voix qui l’a érigée au rang de véritable star.

Quant à Bozo Vreco, originaire de Sarajevo, il séduit des publics plus diversifiés avec des sonorités plus modernes tout en conservant l’essence même de la Sevdah originelle et est l’un des artistes les plus célèbres des Balkans.

Mais certains osent même aller plus loin, comme le guitariste virtuose de Tuzla Emir Hot et de son album « Sevdah métal » sorti en 2008, dans lequel il s’est entouré de grands noms de rock international (Mike Terrana, John West) pour nourrir des morceaux en anglais entre heavy métal et sonorités traditionnelles inspirées de la Sevdah.

La musique traditionnelle est donc loin d’avoir révélé tout son potentiel, et les nouvelles générations d’artistes débordent de créativité pour lui redonner ses lettres de noblesse auprès de nouveaux publics à travers des projets tournés vers l’avenir sans pour autant renier son passé.

Car c’est ça aussi, la transmission et l’appropriation du patrimoine culturel.

janvier 14, 2022 by QuentinprodPhotos

En plein cœur de la Valachie, à environ 200km de la capitale, le petit village d’Horezu s’est taillé une réputation mondiale de par son savoir faire ancestral en matière de céramiques. A tel point que son art traditionnel de la poterie est classé à l’Unesco depuis 2012 comme Patrimoine culturel immatériel de l’Humanité. Partons à la découverte des céramiques d’Horezu !

Le savoir faire unique des artisans d’Horezu

C’est dans ces ateliers à l’architecture typique, que vous pouvez visiter le long de la Strada Olari (littéralement «rue des potiers »), que ces céramiques sont  fabriquées entièrement à la main grâce à un savoir faire traditionnel presque inchangé depuis des siècles.

Les hommes sont chargés de l’extraction de l’argile et de sa préparation. Elle est nettoyée, coupée, pétrie et malaxée à la main pour obtenir une pâte rouge prête à être modelée sur le tour du potier.

Une fois que l’objet a obtenu la forme désirée, les femmes entrent en scène pour l’aspect décoratif qui donne ce caractère unique à cet artisanat. 

Les motifs sont inspirés de la culture traditionnelle roumaine (comme le coq, symbole d’Horezu ; ou encore l’arbre de la vie) avec une palette de couleurs entre le rouge, le vert, le bleu, et ce qu’on appelle « l’ivoire d’Horezu », toutes fabriquées de manière naturelle. 

Pour peindre ces motifs qui demandent une concentration et une précision extrèmes, elles utilisent une corne de bœuf évidée prolongée avec la pointe d’une plume d’oie qui leur permet ainsi de dessiner avec précision. 

Un outil appellé ‘gaita’ permet enfin de faire les finitions des motifs, avant de laisser sécher quelques jours puis de passer l’objet à la cuisson dans un four à bois. 

Chaque atelier possède ses propres inspirations et son propre style, chaque pièce réalisée est donc unique. Un sceau est apposé derrière chaque poterie afin d’en connaître la provenance.

Choississez l’authenticité de Horezu

Mais attention aux arnaques made in China qui fleurissent sur des stands improvisés dans la rue à Horezu ou dans d’autres villes du pays !

Choississez des pièces realisées chez des artisans reconnus comme Costel Popa ou Ceramica Pietraru (reconnaissable grâce à sa devanture originale). Vous pourrez ainsi acheter de véritables céramiques faites sur place, et même découvrir leur fabrication. Les nombreux artisans du village vous ouvrent leurs portes et sont heureux de pouvoir vous faire découvrir leur métier, voire même de vous y initier !

La céramique d’Horezu est un savoir faire unique qui se transmet de génération en génération, ainsi qu’entre maîtres et apprentis dans les ateliers de ce village, qui vit essentiellement de cet artisanat grâce au tourisme et à l’export de ses poteries dans le monde entier.

Comment venir à Horezu ?

Horezu étant un petit village, il vous faudra une voiture pour l’atteindre. Comptez 3 heures depuis Bucarest, 4 depuis Brasov, un peu plus de 2 heures depuis Sibiu, et plus de 4 heures depuis Cluj Napoca. Le village en lui n’ayant pas grand intérêt en dehors des ateliers de céramiques, profitez du voyage pour visiter la région et ses nombreux sites touristiques.

HAJDE tips

Si Horezu est célèbre pour ses céramiques, la région abrite plusieurs monastères orthodoxes de premier ordre, comme celui d’Hurezi situé en marge du village d’Horezu et classé depuis 1993 au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Datant du 17ème siècle, il fut fondé par le Prince Brâncoveanu dans un style tout à fait nouveau et dont ce monastère en est le premier édifice : le style dit « Brancovan ». 

Si vous avez flashé sur ces céramiques artisanales et que n’avez pas l’occasion d’aller à Horezu, pas de panique ! Le charmant magasin «  My Romanian Store », situé tout près de l’Athénée Roumain à Bucarest, vous propose de belles réalisations en provenance directe d’Horezu et à des prix très abordables. Vous pouvez même vous faire livrer directement en France via leur site internet, pour une vingtaine d’euros.

janvier 7, 2022 by QuentinprodPhotos

Qui n’est jamais tombé sur un clip d’une chanteuse à la plastique parfaite déclamant ses textes sur une musique pop ou dance orientalisante ? Bienvenue dans l’univers obscure du Turbo Folk ! Véritable phénomène culturel des Balkans – et en particulier en Serbie – le fameux Turbo Folk renvoie néanmoins une image pas forcément très flatteuse à l’étranger…

Du Folk au Turbo Folk

La musique traditionnelle a fait naître après la Seconde Guerre Mondiale un nouveau genre musical, la musique populaire communément appelé Folk (ou Kafanska Musika, musique chantée dans les Kafanas yougoslaves). Peu à peu cette Folk encore très empreinte de sonorités traditionnelles va donner naissance à un style hybride porté par une nouvelle génération d’artistes dans les années 80.

Exit les instruments traditionnels et les textes forts comme la thématique guerrière et ses drames humains, place aux nouvelles technologies électroniques et à des thématiques davantage portées sur l’amour et la fête. Dans un contexte difficile de par les tensions ethniques et les guerres qui en ont découlé, les artistes ont inspiré une musique plus légère et plus moderne destinée à une jeunesse en quête de fête et de renouveau. 

Une musique influencée par la culture pop occidentale du moment, mais qui conserve néanmoins une touche balkanique très caractéristique pour se démarquer. Le Turbo folk est né. 

Ceca à l’apogée du Turko Folk

Initié par la bosniaque Lepa Brena à la fin des années 80, la popularité du turbo folk atteint son apogée dans les années 90 grâce à la chanteuse serbe Ceca dont le mariage ultra médiatisé avec le tristement célèbre criminel de guerre serbe Arkan en 1995 lui a permis d’asseoir son image partout dans les médias et fait d’elle une véritable star qui cumule aujourd’hui plus de 10 millions de disques vendus. C’est cette même année 1995 qu’elle publie le clip de « Nije Monotonija » dans lequel elle joue avec un jeune tigre…Certains détracteurs du turbo folk y voient alors un clin d’oeil de mauvais goût à son mari Arkan qui dirigeait alors une milice paramilitaire baptisée « Les Tigres d’Arkan »…

Mais malgré cela la jeunesse identifie très vite cette nouvelle forme musicale et ses nouveaux codes. Plus qu’une musique, le turbo folk devient une culture. Devant l’intérêt de la jeunesse, d’autres artistes emblématiques – comme Dara Budamara ou Dragana Mirkovic –  s’en sont très vite emparés pour imposer encore davantage le turbo folk dans la culture serbe d’après guerre. 

D’ailleurs aujourd’hui le label créé dans les années 90 par Lepa Brena, Grand Production, est devenu le plus gros producteur de turbo folk.

Le Turbo Folk d’aujourd’hui

Aujourd’hui le Turbo Folk s’est largement ouvert sur de nouvelles inspirations venues par exemple du rock ou de l’urban music. On découvre alors une vraie diversité d’artistes aux styles propres à chacun mais qui gardent toujours cet esprit typique du Turbo Folk. Citons par exemple Ana Nikolic, Seka Aleksic, Aca Lukas, Darko Lazic, Mile Kitic et tant d’autres dont les clips cumulent des dizaines de millions de vues…

Le Turbo Folk répondant originellement à des caractéristiques et à une époque définies, la frontière est aujourd’hui devenue mince avec les productions actuelles parfois davantage tournées vers la pop ou la variété tout en gardant des sonorités typiques des Balkans sans pour autant être qualifiées de Turbo Folk.

Une image écornée

L’avènement d’Internet dès les années 2000 a propulsé les artistes Turbo Folk dans une autre dimension, celle du clip 2.0 qui devient un canal de promotion de premier plan avec des productions de plus en plus travaillées. Mais le Turbo Folk souffre d’une image décriée – même en Serbie où elle a ses détracteurs – car elle renvoie, notamment par ses clips, à une musique trop commerciale et superficielle mettant en scène trop de sentimentalité, de vulgarité et de clichés sur les femmes, l’argent, le glamour, la fête ou le luxe extravagant voire même les armes. 

Malgré cette image en demi teinte, le Turbo Folk n’en est pas moins un élément majeur de l’identité culturelle balkanique et continue de peser extrêmement lourd dans l’industrie musicale de la région.

décembre 1, 2021 by QuentinprodPhotos

Un monument est devenu emblématique de la ville de Bucarest et de la Roumanie : le Palais du Parlement, considéré comme le plus grand bâtiment administratif du monde juste derrière le Pentagone de Washington, mais aussi le bâtiment administratif le plus lourd et le plus cher du monde.

Témoin du passé communiste d’un pays aux mains d’un pouvoir totalitaire voué au culte d’un seul homme, le gigantesque Palais du Parlement de Bucarest et sa typique architecture stalinienne est aujourd’hui au cœur du pouvoir démocratique roumain, et mérite le coup d’oeil aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Plan large sur le Palais du Parlement à Bucarest, Roumanie.
Plan large sur le Palais du Parlement à Bucarest, Roumanie.

Un monument au cœur du pouvoir communiste

Lorsque Nicolae Ceausescu arrive à la tête du pays en 1965, il va s’imposer peu à peu comme leader incontesté. Le Conductator, surnommé par lui même de « Génie des Carpates » ou encore « Danube de la pensée », exerce un véritable culte sur sa personnalité. Si bien qu’en 1984 il décide de faire ériger un bâtiment à sa hauteur pour y installer désormais son pouvoir et ses quartiers privatifs. Un projet comme jamais il n’en avait existé de tel : la Maison du Peuple, qui sera renommée ensuite Palais du Parlement (« Palatul Parlementului »),

Le gigantisme du palais roumain a nécessité la destruction de quartiers entiers, on parle de plus de 7000 maisons et une trentaine d’églises détruites, et l’expulsion de plus de 40 000 personnes, soit l’équivalent de la superficie de la ville de Venise détruite pour les besoins du chantier, qui comprenait aussi la construction de nombreux bâtiments adjacents (immeubles d’habitations pour les hauts fonctionnaires de l’Etat, par exemple).

Plusieurs dizaines de milliers d’ouvriers se relaient jour et nuit durant 7 ans pour construire un édifice de plus de 350 000 m² dont les chiffres impressionnent : une longueur de 270m, 245m de largeur, 86m de hauteur…Tout cela pour loger plus de 1000 pièces et plus 400 bureaux tous plus luxueux les uns que les autres, des escaliers monumentaux, des dizaines de salons d’apparat, etc. Plus de 40% du PIB annuel du pays était consacré à sa construction avec des matériaux « 100% roumains ».

Une démesure totale à la hauteur de la mégalomanie de Ceausescu. Ironie du sort, Ceausescu ne profitera jamais de son palais et ne le verra jamais terminé puisqu’il mourra exécuté en décembre 1989.

La renaissance du Palais du Parlement

Suite à la chute du régime, après l’exécution du couple dictatorial, le devenir du palais du parlement est remis en question. Il est décidé en 1994 d’y installer la Chambre des Députés, puis le Sénat dix ans plus tard et d’autres organes du pouvoir constitutionnel et législatif. Diverses institutions gouvernementales ainsi que des salles de spectacles, de conférences et des musées se trouvent également dans le palais, dont le Musée d’Art Moderne.

Mais aujourd’hui de par son immensité une vaste partie du bâtiment n’est pas utilisée, et pire encore, certaines parties sont déjà en rénovation alors que les travaux de construction sont encore inachevés dans certaines autres parties.

Construit avec une volonté de montrer la puissance du pouvoir communiste et totalitaire, il est finalement devenu aujourd’hui le symbole de la démocratie roumaine de par les institutions qu’il héberge depuis la chute du régime en 1989. Il est aussi devenu un lieu où se pressent de nombreuses personnalités politiques ou culturelles dans les différents événements et cérémonies organisées dans ses salons.

Saviez vous d’ailleurs que c’est depuis le balcon du Palais du Parlement, à Bucarest, que Michael Jackson a lancé son fameux « Je t’aime…Budapest ! » ?

Vue de profil sur l'un des plus grand bâtiment administratif du monde : le Palais du Parlement à Bucarest, Roumanie
Vue de profil sur l’un des plus grands bâtiments administratifs du monde : le Palais du Parlement à Bucarest, Roumanie.

Comment se rendre au Palais du Parlement ?

Le mieux est de s’y rendre en passant par l’immense Piata Unirii, trait d’union entre d’un côté le centre historique de Bucarest et de l’autre le quartier dit « communiste », puis emprunter le Bulevardul Unirii. Le Palais se trouve tout au bout, évidemment immanquable de par ses dimensions.

Quoi et comment visiter le Palais du Parlement ?

La réservation est obligatoire pour visiter le Palais. Bâtiment d’État oblige, une pièce d’identité valide y sera demandée.
Les visites – guidées uniquement et disponibles en plusieurs langues – ne permettent de ne découvrir qu’une infime partie du bâtiment mais dure tout de même deux bonnes heures. Différentes options de visite vous sont proposées, de la visite standard – mais déjà riche – jusqu’à la possibilité de visiter sa terrasse au 8ème étage ou encore ses sous sols.

L’aile Ouest du Palais abrite le Musée d’Art Moderne, visitable indépendamment du Palais.

Hajde Tips

Quelques curiosités s’offriront à ceux qui s’aventureront au travers de ces grands immeubles hérités de la période communiste. A deux pas de la place du Palais vous pourrez découvrir notamment, niché entre deux immeubles, le charmant petit monastère orthodoxe d’Antim dans le style typiquement roumain Brancovan, où l’on accède par un magnifique porche voûté. Et si comme nous vous tombez en plein office, le lieu en sera encore plus vivant avec les paroles sacrées diffusées en direct dans les hauts parleurs de ce petit jardin fleuri. Le monastère se trouve au niveau d’une petite place sur la Strada Antim Ivireaneru et Strada Justitiei.

Dans la même thématique, au niveau de la place Unirii, la colline du Dealul Mitropolitei vaut le détour. On y trouve le siège du Patriarcat Orthodoxe Roumain ainsi que la résidence du Patriarche. L’intérieur de la Cathédrale est à ne pas manquer.

mars 1, 2021 by Thibaut Boudaud

En vous rendant au Parc National du Mont Lovćen, le plus beau panaroma du pays, juste après la baie de Kotor, découvrez un lieu patrimonial exceptionnel, et surtout le coeur historique du Monténégro.

Comment visiter le Mont Lovćen ? Suivez notre guide du Monténégro pour ne rien louper de ce lieu exceptionnel !

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février 27, 2021 by Laura Coqueblin

Les bords de l’Adriatique et plus particulièrement de la Dalmatie sont de véritables paradis terrestres. La Croatie compte 698 îles disséminées le long de ses côtes. L’une d’entre elle fera forcément votre bonheur, entre Korcula, Brač, Vis ou encore Hvar.

Choisissez entre les plages idylliques, les circuits de randonnées magnifiques, ou encore les villages pittoresques, ou bien ne choisissez pas, et faites tout ça en même temps !

Découvrons 9 îles de Croatie qui ajoutent une touche de magie dans le splendide paysage côtier de la Croatie.

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février 16, 2021 by Adrienne Charmet

Pour atteindre le monastère de Rila, en Bulgarie, il faut quitter Sofia par le sud, rouler une centaine de kilomètres et bifurquer à gauche, un peu avant la ville de Blagoevgrad, sur une petite route. Après une quinzaine de kilomètres de lacets, la route bute sur un ensemble compact de hauts murs : c’est le monastère de Rila.

Austère vu de l’extérieur, posé au milieu des montagnes boisées du massif du Rila, il faut passer à pied la porte Est de l’enceinte, pour découvrir la beauté splendide du gardien, depuis le Xe siècle, de l’identité des traditions et de la culture de la Bulgarie.

Ivan Rilski et la fondation du monastère

Rila
Dans la grotte de Saint Jean de Rila – Adrienne Charmet

Le monastère de Saint-Jean de Rila a été fondé au Xe siècle. L’Histoire veut que Ivan Rilski (mort en 946) y ait installé une communautés d’ermites, après avoir lui-même passé des années comme ermite dans une grotte toute voisine, dans la montagne.

C’est d’ailleurs là que le premier monastère a été construit, avant de déménager au XIVe siècle à l’emplacement actuel. On peut encore, en marchant quelques kilomètres dans les bois, grimper au milieu de la montagne par un sentier sinueux en forêt, et se rendre dans la grotte de saint-Jean, passer dans l’interstice entre deux rochers et se plonger dans le noir de l’ermitage ancien où brûlent quelques cierges, tandis que les murs autour sont remplis de vœux écrits sur des morceaux de papier insérés entre les pierres.

La religion chrétienne a été introduite en Bulgarie au IXe siècle, lorsque le roi des Bulgares Boris Ier «le Baptiseur» se convertit au christianisme sous l’influence de ses voisins byzantins. Ivan Rilski fut donc un des premiers chefs de communauté monastique en Bulgarie. Le monastère a été développé par des jeunes moines qui sont venus s’installer autour de l’ermitage et ont progressivement construit des bâtiments.

Au XIVe siècle, lorsque le premier monastère est détruit, un nouvel emplacement est choisi, dans un site plus accessible et impressionnant : les gorges de la rivière Rilski. Construit comme une forteresse, enrichi pendant tout le Moyen-Âge de dons des différents seigneurs et rois bulgares, Rila est un symbole de résistance et d’identité culturelle et religieuse contre l’Empire ottoman, qui conquiert la Bulgarie à la fin du XIVe siècle.

Le monastère de Rila, un joyau architectural et culturel

Les bâtiments actuels du monastère datent pour la plupart du XIXe siècle. Le monastère ayant brûlé en 1833, il a été reconstruit selon le style de la Renaissance bulgare, mouvement culturel, politique et architectural ayant marqué le renouveau du sentiment national bulgare (contre les Ottomans) de la fin du XVIIIe siècle à la fin du XIXe siècle.

Le monastère est construit sur un plan de quadrilatère, avec l’église en son milieu, dans un espace intérieur de 8800 mètres carrés. Autour, les bâtiments monastiques ont très peu d’ouverture sur l’extérieur, mais offrent sur la cour intérieure une multitude de fenêtres, de galeries couvertes et d’escaliers extérieurs. Le monastère surplombe la rivière Rilski.

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tour Hrelja – Mark Ahsmann (CC-BY-SA)

Le plus ancien monument du monastère, qui a survécu à l’incendie de 1833, est la tour Hrelja qui se dresse au milieu de la cour intérieure. Elle a été construite au XIVe siècle sous l’ordre d’Hrelja, aussi connu sous le nom de Stefan Dragovol, un seigneur de guerre d’origine serbe qui avait en possession les monts du Rila. La tour compte cinq étages et a été augmentée d’un vestibule au XIXe siècle. Sa vocation défensive est évidente, et il semble qu’elle ait pu servir de refuge aux moines lors des différents conflits de la fin du Moyen-Âge.

L’église a été construite par l’architecte Pavel Ioanov entre 1834 et 1837. Elle compte cinq dômes et deux chapelles adjacentes. Les murs extérieurs présentent des alternances de briques et de pierres blanches et noires, qui rappellent fortement l’influence mamelouk de l’Empire Ottoman. Les corridors extérieurs sont ornés de fresques religieuses. À l’intérieur de l’église, de nombreuses icônes et l’iconostase sont les œuvres des grands artistes de l’époque de la construction.

Les bâtiments conventuels du monastère sont construits avec une très grande unité de style, eux aussi dans une alternance de briques et de pierres blanches, avec des escaliers en bois qui mènent aux différents bâtiments. L’ensemble est d’une grande unité et d’une grande beauté, ce qui explique probablement, outre l’intérêt historique et symbolique du monastère, qu’il soit classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Rila, symbole et centre de l’identité bulgare

Le musée du monastère est une plongée dans l’histoire bulgare médiévale et moderne, avec notamment une série de manuscrits anciens et de matériel liturgique impressionnante.

La bibliothèque compte plus de 116 000 livres, dont des dizaines de manuscrits médiévaux, certains en glagolitique (bulgare ancien). Rila est un haut-lieu de la langue bulgare contemporaine : un des higoumènes (supérieurs) du monastère de Rilan au XIXe siècle, Neofit Rilski (1793-1881) est en effet considéré comme le père du bulgare moderne.

En 1835, il a publié la première grammaire bulgare moderne, et est également l’auteur de la première Bible en langue bulgare moderne (auparavant les Bibles étaient uniquement distribuées en slavon d’église, la langue liturgique ancienne du monde orthodoxe). Il a passé presque toute sa vie au monastère de Rila et y est enterré.

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Neofit Rilski – Archives nationales bulgares

Une autre figure, plus inattendue, est enterrée à Rila : James David Bourchier (1850-1920). Ce journaliste irlandais, correspondant du Times dans les Balkans, a servi d’intermédiaire lors des guerres balkaniques de 1912-1913. Grand amoureux de la Bulgarie (malgré ses dénonciations des exactions contre les bulgares musulmans), il a défendu ardemment la cause bulgare lors des différents traités avant la Première guerre mondiale. Lors de sa mort en 1920, son corps a été exposé à la cathédrale de Sofia puis, grâce à l’autorisation du roi Boris III, enterré selon sa volonté à Rila.

Dans la culture bulgare, le monastère de Rila est à la fois un lieu central de foi, un condensé de l’histoire nationale et le symbole de la richesse culturelle et religieuse orthodoxe bulgare, notamment face aux Ottomans. Le monastère tient donc une place essentielle dans l’histoire et les représentations nationales du pays. La chapelle construite sur l’unique base bulgare en Antarctique est d’ailleurs dédiée à Saint-Jean-de-Rila.

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Vigile pascale à Rila – Adrienne Charmet

Le monastère de Rila est aujourd’hui un des sites majeurs du tourisme en Bulgarie. Pourtant, on y est frappé par l’ambiance religieuse qui y règne, la population importante qui y vient pour les fêtes religieuses malgré l’isolement du lieu, et l’austère beauté de l’ensemble du site. La dizaine de moines qui vit encore au monastère entretient l’ambiance de piété sévère du lieu, et héberge les touristes ou pèlerins qui se satisfont du confort très spartiate du monastère.

janvier 6, 2021 by Christophe Hosebian

Chaque année, je reçois une kyrielle de messages me souhaitant « Joyeux Noël » le 25 décembre. Chaque année, je réponds poliment : « Merci mais je fête Noël le 6 janvier et non le 25 décembre. » Chaque année, on me demande, stupéfait la raison de ce « décalage ». La raison est simple : je viens de la communauté arménienne. Mais alors… pourquoi le Noël arménien est-il fêté le 6 janvier ?

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