Georgie : Pour l’amour de l’ovalie

By: Bruno Kalouaz

Retour sur les origines du rugby géorgien et ses perspectives, entre jeu traditionnel violent, (géo)politique et influence française. Avec l’analyse de Claude Saurel, sélectionneur de l’équipe nationale géorgienne de 1995 à 2003.

 

À un an de la Coupe du monde de rugby au Japon, la Géorgie pourrait être l’équipe surprise de ce tournoi. Décuple vainqueur du championnat européen des nations de rugby à XV (compétition qui regroupe toutes les équipes européennes ne participant pas au tournoi des Six Nations), ce petit pays du Caucase de près de quatre millions d’habitants est l’une des nations montantes de l’ovalie. Comment expliquer l’engouement pour le rugby en Géorgie, en passe de devenir le sport le plus populaire du pays ? 

 

Joueur géorgien en passe de marquer un essai. Géorgie-Russie (28-14), 12 mars 2017, stade Boris-Paichadze de Tbilissi. @GeorgianRugby

Le Lelo, une tradition ancienne

« Lelo, Lelo, Sakartvelo ! Essai, Essai, Géorgie ! » s’égosillent les 55 000 supporters géorgiens du stade Boris-Paichadze de Tbilissi venus assister à la victoire des leurs face à la Russie le 12 mars 2017. Une de plus pour les Lelos – surnom de l’équipe nationale géorgienne – vingt-cinq ans après leur seule et unique défaite face au voisin russe. Ce surnom de « Lelos » tient son origine d’un sport né en Géorgie, proche de la soule française. Pour y jouer, confectionnez une balle en cuir remplie d’herbe, de sable et de fourrure pouvant peser jusqu’à 16 kilos, demandez à des centaines voire des milliers de Géorgiens – le nombre importe peu – de former deux équipes qui devront rapporter la balle dans le village voisin avant la tombée de la nuit et vous aurez un aperçu du Lelo.

Cette tradition inscrite au patrimoine culturel immatériel géorgien est en réalité plus complexe. Si on retrouve déjà trace de son existence au XIIIè siècle, sa légende fondatrice remonte à 1855 et une victoire militaire des Géorgiens – pourtant inférieurs numériquement – face à l’armée ottomane dans le district de la Gourie (sud-ouest de la Géorgie). Entrainés à la pratique du Lelo, les locaux auraient alors écrasé leurs opposants. Pour honorer cette victoire, les hommes de la région se rassemblent chaque dimanche de Pâques (le pays est à majorité orthodoxe) et jouent au Lelo. Avant le coup d’envoi, le prêtre bénit la balle et les joueurs, qui boivent du vin rouge. Une fois qu’un vainqueur est déclaré, on rapporte le ballon au cimetière pour la poser sur la tombe la plus récente. Bien que standardisé et plus encadré pendant la période soviétique, le Lelo reste un jeu violent : les blessés sont légions et il est arrivé que des joueurs y perdent la vie. Pourtant, l’enthousiasme pour le Lelo n’a jamais faibli et explique en partie l’aptitude des Géorgiens pour le rugby. Les marins britanniques débarquant dans les ports de Poti ou Batumi à la fin du XVIIIè siècle peuvent en témoigner. Durant la courte existence de la République démocratie géorgienne (1928-1921), on retrouve déjà la trace de trois équipes de rugby à Tbilissi. La création de l’Union Soviétique en 1922 aura une grande influence sur le développement du rugby géorgien.

 

Reportage d’une chaine de télévision géorgienne montrant une partie de Lelo.

 

Le rugby en URSS, ou l’histoire de Français qui popularisèrent ce « jeu cosmopolite » un temps interdit

Le développement du rugby en République Socialiste Soviétique de Géorgie est étroitement lié avec la vision éminemment politique que les dirigeants soviétiques ont de ce sport. Si le premier championnat d’URSS de rugby a lieu en 1936, c’est en grande partie grâce à celui qu’on considère comme étant le « pionnier du rugby en Union Soviétique », le Français Jean No. Journaliste envoyé à Moscou en 1928, il participa activement à la formation des équipes et à l’organisation des premiers tournois. « Nous avons appris par hasard qu’on jouait au rugby à Rostov-sur-le-Don ou à Vladivostok » écrit-il en 1934. Problème, les premières équipes de rugby jouaient selon les règles du football américain, notamment à Tbilissi. Les journalistes soviétiques se devaient donc de décrédibiliser ce sport « brutal » qu’était le football américain pour le remplacer par le rugby. On peut ainsi lire dans un article du journal bi-hebdomadaire soviétique « Смена » (Changement) publié en 1933 : « Nous avons besoin du rugby. Il faudra encore le contrôler et le reconstruire minutieusement. Le style sanglant du rugby (football) américain est condamné à être exilé hors des frontières de l’URSS. Le rugby semble déjà être un sport moins sanglant que le foot ». Le ton est donné. Le but étant de se réapproprier le rugby, sport anglo-saxon afin qu’il soit conforme aux valeurs soviétiques : « Nos sportifs ont une fois de plus démontré leur brillante capacité à maîtriser et à reconstruire les jeux occidentaux les plus compliqués ». Dans un contexte international tendu et avec le retour du militarisme, on comprend alors mieux les préoccupations des pontes soviétiques : « Il est nécessaire d’importer le rugby dans l’Armée Rouge. Le jeu entraîne les qualités dont le combattant a besoin. Nous avons besoin du rugby, non pas du type de rugby américain cosmopolite et sauvage mais de notre rugby, promouvant le travail et la défense de la patrie ».

Le comité pour la culture physique et le sport d’Union Soviétique a alors le projet de créer une grande école de rugby à… Tbilissi, la clémence du climat de la république des bords de la mer Noire permettant la pratique de ce sport toute l’année. Jean No est envoyé en France pour y observer et apprendre les règles du rugby à 13 et a pour mission de trouver la meilleure façon de développer cette pratique en URSS. Mais la professionnalisation naissante de certains clubs de rugby français – versement de salaires, recrutements inter-clubs – est contraire à la doxa communiste, le sportif devant être un homme comme un autre. Ce projet d’école de rugby à Tbilissi est finalement abandonné. En 1949, Joseph Staline, dans sa lutte contre le « cosmopolitisme » et la « vénération de l’Occident » interdit le rugby, qui ne correspondrait pas aux valeurs morales de l’homme soviétique. Il sera réhabilité en 1957 après le Festival mondial de la jeunesse et des étudiants qui a lieu à Moscou.

C’est à ce moment là que Jacques Haspekian, rugbyman né à Lyon en 1927 de parents arméniens ayant fui le génocide, entre en jeu. À son arrivée en RSS d’Arménie au sortir de la Seconde Guerre mondiale, le rugby, ce sport capitaliste, est interdit. Las, il choisit de pratiquer le vélo et devient tout de même double champion d’URSS de cyclisme sur piste, en 1951 et 1955. À la mort de sa mère, il décide d’abandonner définitivement le vélo et de se rendre en Géorgie, république voisine où il structurera les équipes et créera le premier championnat de rugby du pays. La fédération géorgienne de rugby voit le jour en 1964.

 

Avant le match Dinamo Tbilissi – Spartak Leningrad. Championnat d’URSS de rugby, 1966

Le Dinamo Tbilissi, le Locomotiv Tbilissi et le Torpedo Koutaïssi s’imposent rapidement comme des places fortes du rugby géorgien et participeront au championnat d’URSS. Le Torpedo Koutaïssi réalisera même l’exploit de remporter trois championnats d’Union Soviétique de 1987 à 1989. Cette période dorée coïncide avec l’introduction de salaires pour les joueurs du Torpedo par un riche homme d’affaires géorgien.
La RSS de Géorgie fournit alors régulièrement des joueurs titulaires dans l’équipe soviétique mais la désintégration de l’Union en 1991 donne un coup d’arrêt au rugby géorgien.

 

« La Géorgie, c’est l’équipe de ma vie »

À la chute de l’URSS, le rugby traverse une période de vaches maigres dans cette Géorgie nouvellement indépendante. S’ils peuvent réellement se réapproprier leur sport, les Géorgiens ont d’autres préoccupations. À la suite des guerres dans les territoires séparatistes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud entre 1991 et 1993, la Géorgie se voit amputer de 20% de son territoire et doit gérer l’afflux massif de déplacés – plus de trois cent mille – en provenance des deux républiques auto-proclamées. Dans ces conditions, le sport passe au second plan. Mais le rugby géorgien saura une fois de plus renaître de ses cendres. Cette renaissance porte le sceau du Français Claude Saurel, ancien troisième ligne aile de Béziers et sélectionneur de la Géorgie de 1995 à 2003. « Lorsque je suis arrivé en Géorgie en 1995, le pays était encore dévasté car ils sortaient d’une guerre civile, mais je suis tombé sur des gens absolument passionnés, intelligents, instruits. Les joueurs avaient des morphotypes qui correspondaient parfaitement au rugby, avec des gabarits absolument hors-normes et des qualités physiques exceptionnelles » confie le Biterrois. Les conditions étaient pourtant précaires, « les terrains n’existaient pratiquement pas, on faisait partir les cochons du terrain pour pouvoir s’entrainer » explique Claude Saurel. « Tous les matins c’était tableau noir, leçons de rugby. L’après-midi c’était terrain. Au début, il y avait 20/25 entraineurs qui nous écoutaient, ils étaient une centaine à la fin ! » se souvient-il. L’engouement des Géorgiens pour le rugby leur permet de réaliser des miracles. Les Lelos s’imposent rapidement comme étant la meilleure équipe de l’espace post-soviétique.

 

Géorgie – Russie 46-0. Stade Mikhaïl-Meskhi, Tbilissi, 17 mars 2012 @MarcoFieber

Outre la transmission de ses compétences techniques et tactiques, Claude Saurel n’hésitera pas à financer lui même l’achat de caméras ou d’ordinateurs pour la sélection. Le manque d’argent étant un frein au développement du rugby, il décide de prendre les choses en main. « Certains joueurs ne mangeaient pas à leur faim, c’était indigne de les entrainer au rugby et de voir qu’ils crevaient la dalle ». Le natif de Béziers propose alors aux dirigeants géorgiens d’emmener certains joueurs en France pour qu’ils puissent progresser plus vite. Il convainc alors des clubs français de les recruter. « Les clubs m’ont fait confiance et au fur et à mesure les joueurs géorgiens ont ainsi pu exprimer leurs qualités, ils se sont imposés dans des clubs et se sont améliorés ».

Cette stratégie a porté ses fruits, la Géorgie se faisant rapidement un nom dans le Championnat européen des nations, compétition regroupant toutes les équipes du continent hormis l’Angleterre, l’Irlande, le Pays de Galles, l’Écosse, la France et l’Italie, participant elles au tournoi des Six Nations. En 2001, la Géorgie remporte son premier Championnat européen des nations puis la consécration arrive en 2003, année où les Lelos jouent la première Coupe du Monde de leur histoire. « Grâce à ses contacts, Claude Saurel a permis aux meilleurs Géorgiens de jouer en France » expliquait en novembre dernier Anton Peikrishvili, ancien pilier du Castres Olympique. Les Lelos ayant désormais placé la Géorgie sur la carte du rugby mondial, l’État, les investisseurs privés et les instances internationales du rugby allaient enfin apporter un soutien financier conséquent.

 

Mamuka Gorgodze, grand joueur géorgien évoluant en France, salue ses supporters après la victoire face au Tonga lors de la Coupe du monde 2015 @worldrugby

Bidzina Ivanichvili, l’excentrique mécène du rugby géorgien

Le rugby est aujourd’hui en Géorgie le sport le plus soutenu financièrement par l’État. Le Word Rugby (ex IRB), organe gérant les compétitions de rugby, a lui aussi mis la main a la poche. 1,9 millions d’euros ont été alloués à la Géorgie entre 2009 et 2012 à travers son programme d’investissement stratégique, visant à soutenir les nations émergentes. Le budget de la Fédération géorgienne de rugby a ainsi décuplé en une décennie, passant de 400 000 euros en 2003 (année de leur première participation à une Coupe du Monde) à plus de quatre millions d’euros en 2015. À titre de comparaison, le budget de la Fédération française de rugby s’élève à plus de 115 millions d’euros.

Si les gouvernements géorgiens successifs ont injecté plus de 17 millions d’euros entre 2008 et 2015, le groupe privé Cartu a débloqué deux fois plus de fonds sur la même période. Derrière ce groupe – principal financeur du rugby géorgien – se cache un homme excentrique : Bidzina Ivanichvili, naturalisé français en 2010. Ancien premier ministre et souvent considéré comme l’homme le plus puissant de Géorgie, il passe un accord avec les dirigeants du rugby géorgien, comme nous l’explique Claude Saurel : « si nous trouvions des terrains, il construirait des stades ». C’est désormais chose faite et vingt-trois stades entièrement dédiés au rugby ainsi que douze centres d’entrainement sont sortis de terre. « Les infrastructures sont magnifiques, les terrains en synthétique sont payés par l’IRB (International Rugby Board) et Ivanichvili paie les stades et l’entretien » confirme Claude Saurel. Une entreprise française est par ailleurs pressentie pour mener le projet de construction d’un nouveau stade d’une capacité de 25 000 places. Le groupe Cartu finance également les dépenses liées à la préparation des Lelos pour les tournois. 

 

Jeunes joueurs lors de l’ouverture de nouveaux terrains d’entrainement financés par le groupe Cartu. 28 octobre 2018, Tbilissi. @GeorgianRugby

Aux Lelos de transformer l’essai

Si ces investissements massifs ont permis aux rugbymen géorgiens d’être plus compétitifs sur la scène internationale, l’engouement autour de ce sport s’est renforcé au pays. Alors qu’ils étaient 2 600 licenciés en 2007, ils sont près de 20 000 dix ans plus tard. « Les écoles de rugby sont pleines à craquer, les formations d’entraineurs et d’arbitres se développent, tout est réuni pour que demain, la Géorgie soit un grand pays de rugby » abonde Claude Saurel, enthousiaste.

Les joueurs de Didi 10 – la première division géorgienne – pouvant désormais en majorité vivre de leur métier, le championnat est en constante progression. Selon Yohan Chamoulaudqui a évolué deux ans au sein du RC Batoumi, « les grosses équipes de ce championnat pourraient se loger facilement entre Fédérale 1 et Pro D2, vu l’intensité physique des matchs. Ça tape dur, et les contacts sont souvent très violents ». La formation est désormais mise en avant et porte ses fruits, les jeunes Lelos ayant d’ailleurs remporté le championnat d’Europe U18 face à la France en mars dernier.
Claude Saurel en est convaincu, « ils sont dans une dynamique extraordinaire avec des gamins qui montent. Il faut leur faire confiance et que Milton Haig (sélectionneur de la Géorgie depuis 2011) les fasse jouer. »

 

L’entraineur néo-zélandais Milton Haig et ses joueurs lors d’un échauffement. Septembre 2015 @GettyImages

Si les clubs géorgiens préfèrent puiser dans le vivier local, ils n’en tissent pas moins des liens avec des clubs européens désireux de repérer les jeunes les plus prometteurs. C’est le cas des Saracens, club anglais double vainqueur de la Coupe d’Europe de rugby, qui a signé en 2014 un accord avec le Lelo Tbilissi, poids lourd du championnat local et sextuple vainqueur de l’épreuve. L’accord permet notamment à des jeunes du Lelo d’intégrer la prestigieuse académie des Saracens. En échange, le club géorgien a été renommé Lelo Saracens Tbilissi et arbore les couleurs du club anglais, des stries rouges et noires. 
On retrouve toutefois la majorité des expatriés Géorgiens en France : ils sont environ 350 à arpenter les terrains français, des divisions inférieures au Top 14. À titre d’exemple, sur les 31 joueurs retenus pour disputer la Coupe du Monde 2015, ils étaient 18 à évoluer dans l’Hexagone. Tout sauf un hasard.

 

Le tournoi des Six Nations en ligne de mire


Le rêve de la Géorgie d’intégrer un jour le prestigieux tournoi des Six Nations pourrait un jour se réaliser, après s’être longtemps heurté au refus inflexible des dirigeants du Rugby Europe. Des voix s’élèvent pour réclamer l’inclusion de la Géorgie dans ce tournoi majeur, à l’heure où l’Italie collectionne les défaites humiliantes. Bien que Claude Saurel estime que la Géorgie ne soit pas encore tout à fait prête, il trouve « insupportable que la porte soit fermée ».
Si Bidzina Ivanichvili serait prêt à mettre 10 millions d’euros par an sur la table pour que les Lelos rejoignent le Tournoi des Six Nations, une solution sportive pourrait être trouvée. Le dossier proposant un barrage entre le dernier du Tournoi des Six Nations (l’Italie) et le premier du Championnat européen des nations – en l’occurence la Géorgie – a été instruit en mars 2017. Le sélectionneur néo-zélandais des Lelos, Milton Haig, milite pour l’inclusion de la Géorgie au Six Nations : « nous avons besoin des Six Nations. Nous en avons déjà parlé pendant trois ans, c’est ce dont nous avons besoin pour améliorer notre jeu ». À ce jour, la décision n’a pas encore été prise. En attendant une éventuelle participation aux Six Nations, Gocha Svanidze président de la fédération géorgienne, a annoncé sa volonté de créer (pas avant 2020) une franchise participant au Pro 14 – compétition rassemblant les meilleurs clubs irlandais, gallois, écossais, italiens et sud-africains – ou au Super Rugby, rassemblant elle des franchises néo-zélandaises, australiennes, sud-africaines, argentines et japonaises, une chimère selon Claude Saurel.

La meilleure façon de plaider la cause géorgienne sera de briller à la prochaine Coupe du Monde, qui aura lieu de septembre à novembre 2019 au Japon. Placés dans une poule compliquée en compagnie de l’Australie, du Pays de Galles, des Fidji et de l’Uruguay, les Lelos pourraient être en mesure de prendre la troisième place, synonyme de qualification directe pour la Coupe du Monde 2023, qui aura lieu en France. Claude Saurel en est persuadé, « en 2023 ils auront une équipe qui pourra rivaliser avec les meilleures équipes et passer la phase de poules. Je pense que la Géorgie va prendre une place parmi les dix meilleures nations mondiales (ils sont actuellement à la douzième place du classement IRB) assez rapidement ». Avant d’ajouter dans un grand sourire, « ça sera un grand pays de rugby comme la Nouvelle-Zélande, pas moins ».

D’ici là, la Géorgie affrontera l’Italie le 10 novembre, dans un match qui promet d’être explosif.

Bruno Kalouaz
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