Serbie

Les serbes d’Eyot fêtent leurs quinze ans avec un double album live

Le quartet serbe de jazz fusion Eyot sort aujourd’hui son tout premier album live, qui célèbre quinze dans de tournées aux quatre coins du monde.

Originaire de Niš, dans le sud de la Serbie, le groupe Eyot est sans nul doute l’un des meilleurs représentants du jazz serbe. Depuis leur création en 2008, le quartet s’est imposé comme l’un des leaders du jazz made in Balkans et a pu se produire dans le monde entier au gré des différentes tournées qui ont suivi les sorties de leurs cinq albums studio.

Le meilleur d’Eyot dans un double album live

Quinze ans après, il était temps pour les quatre musiciens de se pencher sur cette carrière déjà riche, en nous offrant un condensé de toute la palette de sonorités dont ils ont le secret. Le jazz rock d’Eyot c’est avant tout les mélodies entêtantes du piano de Dejan Ilijić. Un ciment mélodique sur lequel se greffent les riffs tantôt aériens tantôt plus tranchants du guitariste Slađan Milenović, la rythmique assurée de Miloš Vojvodić, et les lignes de basse de Marko Stojiljković pour arrondir l’ensemble dans une magnifique harmonie.

Ce double album live « Quindecennial » (Neuklang label) nous propose donc de se replonger dans les titres les plus fameux des serbes en piochant dans chacun de leurs cinq albums. On redécouvre notamment le single « Horizon » issu du premier album du même nom (2010) jusqu’aux singles les plus récents, « Linen » et « 557799« , paru sur le dernier album sorti en 2020, en passant par les immanquables « Drifters », « Similarity », « Firebird », « Veer » ou encore « Ramonda Serbica ».

On se plait à voyager dans le temps au travers de ces 16 morceaux enregistrés en Serbie, en France, au Japon, aux USA, en Italie, en Suisse, en Macédoine du Nord, en Roumanie, en Allemagne, en Russie et en Bulgarie. Un double disque qui célèbre donc quinze ans d’une carrière qui les as menés aux quatre coins du monde au contact de publics très divers, venus écouter cette musique qui prend aux tripes. Un jazz rock qui joue l’équilibre entre extrême subtilité et puissance pour une musique aux influences multiples qui n’oublie pas ses racines balkaniques ça et là.

Trop peu présents en France – on se souvient encore de leur concert pour le festival Jazzycolors en 2011 à l’Institut Suédois, puis au Centre Culturel de Serbie l’année d’après, avant leur dernier passage parisien au Sunset Sunside en 2016 – nous espérons les retrouver bientôt pour apprécier de nouveau en live cette musique qui vous transporte.

Site officiel
Ecouter « Quindecennial » : Deezer / Bandcamp

QuentinprodPhotos

Co rédacteur en chef

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