Bosnie-Herzégovine et tourisme font aujourd’hui bon ménage, le pays a tout d’une contrée pleine de promesses et de surprises, comme à Sarajevo, sa capitale !
Vous vous offrirez le luxe d’une nature préservée, tantôt creusée par les grottes et les cascades renversantes, comme à Vjetrenica et Kravica, tantôt dévalant les montagnes, dans les Alpes Dinariques.
Suivez notre guide de la Bosnie-Herzégovine, loin des clichés, avec pour seule crainte, celle de tomber un peu trop amoureux de ce pays encore vierge !
Ses voisins, la Croatie et le Monténégro, lui font souvent de l’ombre. Pourtant, Bosnie-Herzégovine et tourisme font aujourd’hui bon ménage. Le pays a tout d’une contrée pleine de promesses et de surprises.
Lorsqu’on évoque ce petit pays des Balkans, on pense trop vite à la guerre déchirante des années 1990 et au siège de Sarajevo, siège le plus long dans l’histoire moderne. Alors qu’il suffit de mettre de côté son passé houleux et se pencher sur les guides voyages en Bosnie-Herzégovine, pour découvrir l’énorme potentiel du pays.
Bosnie-Herzégovine, savez-vous d’où cela vient ? En vérité, ce pays est né de l’union de la Bosnie (au nord, verdoyante et vallonnée) et de la Herzégovine (au sud, montagneuse et aride). Le pays est aujourd’hui encore divisé entre la Fédération de Bosnie-Herzégovine, la République serbe de Bosnie et le District de Brčko (territoire autonome et neutre) suite aux accords de Dayton de 1995, ayant mis fin à la guerre de Bosnie.
Si vous décidez de visiter la Bosnie-Herzégovine, vous vous offrirez le luxe d’une nature préservée. Tantôt creusée par les grottes et les cascades renversantes, comme à Vjetrenica et Kravica, tantôt dévalant les montagnes, dans les Alpes Dinariques.
Disséminées tout au long de votre voyage en Bosnie-Herzégovine, vous découvrirez les vestiges de grandes civilisations, sous forme de villages pittoresques et d’un patrimoine architectural intact. Sarajevo et sa cité turque, Mostar et son pont de pierre, Blagaj et son monastère : on se balade du moyen-âge à l’empire ottoman en quelques heures.
Loin des clichés, vous pourrez librement allier Bosnie-Herzégovine et tourisme, avec, pour seule crainte, celle de tomber un peu trop amoureux de ce pays encore vierge. Suivez notre guide !
Pour les Français et les ressortissants de l’Union européenne, et pour un séjour touristique de moins de 90 jours en Bosnie-Herzégovine, le passeport ou la carte nationale d’identité en cours de validité suffisent. Un visa n’est en principe pas nécessaire.
Les voyageurs qui utilisent leur passeport veilleront :
Tous les ressortissants étrangers séjournant plus de trois jours en Bosnie-Herzégovine doivent être inscrits auprès de la police dans les 48 heures après leur arrivée.
Pour un séjour non touristique et/ou de plus de 90 jours, il faudra vous adresser aux services consulaires de l’Ambassade de Bosnie-Herzégovine à Paris.
Au printemps, le nord est en fleur, le sud jouit de températures clémentes : c’est le meilleur moment pour visiter la Bosnie-Herzégovine. L’été offre des activités nautiques à la pelle et les villes s’animent. Par contre, la fréquentation des sites touristiques augmente et le sud du pays souffre parfois d’une chaleur écrasante.
Enfin, si vous êtes mordus de sports d’hiver, les mois de décembre à mars vous permettront de rejouer les Jeux Olympiques de 1984. Pour cela, direction les pistes de ski autour de Sarajevo.
Bosnie Herzégovine et tourisme sonnent à la perfection pour les petites bourses. Le coût de la vie sur place est bien moins élevé que les standards d’Europe. Pour peu que vous tombiez sur quelques locaux généreux et fassiez du stop, quelques euros par jour vous suffisent à vivre.
Sinon, une nuitée en auberge débute aux alentours de dix euros tandis qu’une nuit dans un hôtel moyen coûte environ cinquante euros.
La street food vous permet de manger pour moins de cinq euros et pour moins de vingt euros vous pourrez vous offrir un restaurant chic.
L’avion reste l’option la plus rapide et économique pour aller en Bosnie-Herzégovine. Un vol direct Paris-Sarajevo dure quatre heures et coûte environ deux cent cinquante euros.
Aéroport International de Sarajevo
Adresse : Kurta Schorka 36, Sarajevo 71000, Bosnie-Herzégovine
Code : SJJ
Aéroport International de Banja Luka
Adresse : Mahovljani 78250, Bosnie-Herzégovine
Code : BNX
Aéroport International de Tuzla
Adresse : BA, Dubrave Gornje 75273, Bosnie-Herzégovine
Code : TZL
Aéroport de Mostar
Adresse : Gnojnice 88000, Bosnie-Herzégovine
Code : OMO
Si votre projet est de parcourir l’Europe en voiture, comptez vingt heures de route. Prévoyez alors des stops, notamment en Croatie afin de vous immerger dans la culture balkanique.
Les trains, hormis entre Sarajevo et Mostar, sont particulièrement lents et peu fréquents, bien que les lignes se modernisent.
La manière la plus authentique et pratique de voyager est donc en bus. La location de voiture peut quant à elle faciliter l’accès aux coins reculés. Par contre, la conduite n’est pas simple. Mieux vaut ne pas redouter les virages serrés.
Autre option pour un voyage en Bosnie-Herzégovine, un brin plus audacieux : l’autostop. D’ailleurs, il n’est pas rare que les locaux eux-mêmes hèlent les conducteurs sur le bord des routes.
Si Bosnie-Herzégovine et tourisme sont enfin réconciliés et que les conflits appartiennent au passé, évitez tout de même d’aborder le sujet sensible des guerres et de l’indépendance. À part cela, vous vous sentirez parfaitement en sécurité au contact des bosniens.
Deux précautions demeurent : préférez l’eau en bouteille et prenez garde aux mines. Les glissements de terrain ont déplacé certaines d’entre-elles dans les zones non bétonnées de Posavina, Zenica, Doboj et des cantons de Tuzla et Sarajevo.
Présence de mines
La guerre a laissé plusieurs milliers de mines antipersonnel dans le sol de Bosnie-Herzégovine. L’objectif des autorités est de terminer le déminage du pays en 2025. La plupart des zones à risque sont clairement indiquées par des panneaux.
De manière générale, les voyageurs sont invités à ne pas quitter les routes goudronnées ou les chemins régulièrement fréquentés, en évitant soigneusement les abords des fleuves. La plus grande prudence est à observer lors des déplacements en dehors des villes, notamment le long des anciennes lignes de front.
Les zones qui ne sont encore que partiellement déminées se situent en particulier dans les municipalités de Doboj, Teslić, Maglaj, Usora, Zavidovići, Gornji Vakuf, Sanski Most, Velika Kladuša, Travnik et Ilijaš.
Si le risque représenté par les mines est réel, il ne doit pas être exagéré. Les accidents sont désormais rares, et sont en général la conséquence du non-respect des précautions de sécurité. En 2016, 6 morts et 6 blessés ont été à déplorer. Dans le même temps, les accidents de la route ont coûté la vie à plus de 300 personnes dans le pays.
Pour résumer, la règle est claire, ne sortez pas des sentiers battus, et restez prudents même sur les sentiers balisés.
Rencontre entre Orient et Occident, paysages grandioses, mélanges culturels, histoire débordante et bouleversante : la Bosnie-Herzégovine a su tirer profit de ces strates consécutives et ces frontières mouvantes. Ses trésors ne demandent qu’à être arpentés :
Les villes patrimoniales de Bosnie-Herzégovine attestent des juxtapositions religieuses et culturelles perpétrées dans le pays.
Sarajevo : Bosnie Herzégovine et tourisme riment toujours avec Sarajevo.
Au sein de cette cité multiculturelle : Baščaršija, le quartier ottoman sabré de minarets, des bâtiments austro-hongrois, d’anciens immeubles communistes, d’églises orthodoxes et catholiques ainsi que de mosquées.
Ne loupez surtout pas le vieux quartier ottoman de Baščaršija, pour nourrir les pigeons autour de la fontaine Sebilj, ou bien pour manger une spécialité locale et ramener un souvenir unique du pays !
Enfin, baladez-vous le long de la rivière Miljacka pour découvrir ses superbes ponts (notamment celui où fût déclenchée la Première Guerre Mondiale suite à l’assassinat de l’Archiduc François-Ferdinand par Gavrilo Pincip), ainsi que la fameuse bibliothèque nationale réouverte en 2014 après le terrible incendie de 1992, mais aussi le magnifique bâtiment de l’Académie des Beaux-Arts et son pont moderne.
La ville est entourée de montagnes et de nombreuses randonnées vous y attendent.
À la richesse patrimoniale d’un voyage en Bosnie-Herzégovine, s’ajoutent de magnifiques montagnes, des gorges profondes et des chutes d’eau monumentales.
Lieu accomplissant un formidable devoir de mémoire ou lieu alternatif engagé pour la néo-culture, ils mettent à nue la culture profonde du pays.
Le centre Abrašević : bien que les mots « Bosnie-Herzégovine et tourisme » n’écorchent plus la bouche, le pays revient de loin et a encore un long chemin à parcourir afin d’unir son peuple. Cette zone libre à Mostar, occupée par la jeunesse multiculturelle et progressiste, œuvre justement à réconcilier les jeunes grâce à l’art.
Le musée de l’Enfance pendant la guerre de Sarajevo raconte les conflits sanglants à travers le regard des enfants. Il ne s’agit pas seulement de raconter l’horreur, mais également de faire passer un puissant message anti-guerre et de rendre hommage au courage et à la créativité des plus jeunes.
Patrie des cours d’eau et des lacs abondants, creuset des traditions paysannes et montagnardes, le pays a conservé une philosophie proche de la nature. Bosnie Herzégovine et tourisme vert ont tout d’un combo gagnant.
Visiter la Bosnie-Herzégovine appelle les amateurs d’activités nautiques. Le karst troué par les rivières tumultueuses a donné naissance à de formidables canyons : terrains de jeux de prédilection pour les amateurs de rafting et canyoning. Les croisières ou baignades lacustres, plus calmes et accessibles, n’en sont pas moins dignes d’intérêt.
Un voyage Bosnie-Herzégovine est également propice à la randonnée. Forêts primaires ou pâturages d’altitude accrochés à flanc de montagne, garrigues ou paysages karstiques : le choix est dense.
Les cyclistes qui ne sont pas effrayés par les dénivelés auront un plaisir fou à parcourir les sentiers de montagne. Pour les autres, les abords des lacs ou la courte côte léchée par la mer Adriatique offriront d’agréables balades.
Textes : Léa Janondy et Thibaut Boudaud.