Des Varègues chez les Burgiens : Report du Ragnard Rock Festival (21,22,23,24 Juillet 2016)

By: Adrien Nonjon

Si l’été constitue une saison synonyme de repos et de voyages pour beaucoup d’entre nous, elle est également synonyme d’ébullition festivalière en se couvrant tout au long de sa durée d’évènements musicaux.
Nouveau né des festivals voués aux musiques extrêmes, le Ragnard Rock Festival nous propose pendant 4 jours de découvrir au travers d’une programmation pointue et cosmopolite la très riche scène Folk/Pagan, aussi riche qu’envoutante.
Situé dans la petite ville de Simandre sur Suran à 30 kilomètres de Bourg en Bresse, le festival a choisi – comme l’indique son sous titre Legion of Oden – de mettre à l’honneur la culture varègue, peuplade scandinave ayant eu une influence considérable dans l’essor des civilisation slaves avec pour exemple la Ru’s novgorodienne. Venu tout droit d’Ukraine, un village historique devait pendant toute la durée du festival nous montrer toutes les subtilités de cette culture au travers de différents évènements. Il n’y avait donc aucune excuse pour que Hajde ne s’intéresse pas à ce festival si singulier dans le paysage ludique français. Voici donc un petit report mettant en avant les groupes et les évènements liés à ces pays chers à nos coeurs.

Jeudi 21 juillet : Warm up, d’une installation difficile aux premières découvertes

Partir en festival est souvent comparable à une expédition en territoire inconnu. Tentes, vivres, couchettes, crème solaire… rien ne doit être oublié pour pouvoir passer un agréable moment au camping. Si le fait de partir en voiture est un avantage, certains n’ont pas cette chance là. Pourtant Bourg en Bresse n’est qu’à deux heures de Paris en TGV, une navette affrétée spécialement par le RRF devant ensuite conduire les arrivants sur le lieu du site. Cette dernière fut le premier couac de la journée… En effet, la navette trop petite (30 places alors que nous étions déjà une soixantaine à la gare) ne put accueillir tout le monde et fut contrainte de laisser bon nombre de personnes patienter. Le chauffeur extrêmement sympathique eut grande peine à retrouver le lieu du site mal indiqué tout au long de la route. Après avoir été déposés, nous passâmes directement à l’installation au camping, sans avoir même récupérés nos bracelets, précieux sésames d’entrée sur le site. Après un accueil on ne peut plus sympathique et rrf16planrigoureusement encadré afin de respecter le site, ne pas créer la polémique (rappelons que nous étions selon certaines associations dans l’antre du IVème Reich) nous pûmes nous poser. La récupération du bracelet fut laborieuse et longue, les bénévoles n’ayant su au départ distinguer les différentes files consacrées à la multitude de pass vendus (Wizevent, billetterie VIP, Presse, billetterie du RRF…), malgré nous l’attente fut courte comparée à d’autres (en revenant vers 16h d’une expédition courses, la queue semblait interminable).
Voulu comme une sorte de cérémonie d’ouverture du festival, le warm-up consistait principalement en une série de concerts et de petits évènements sur le village viking. Néanmoins l’attente fut de nouveau au rendez-vous… Censé ouvrir à 19h, le site ouvrit IMG_2895avec une heure de retard, de quoi discuter dans la queue autour d’une bière avec nos voisins impatients de découvrir le site.
Il faut dire que le site était des plus incroyables. Bien que cette première journée ne soit pas animée, le village comprenait moult échoppes de produits artisanaux en rapport avec la culture nordique et slave. Animé par la compagnie Varuforos, le village varègue se voulait fidèle historiquement à cette peuplade souvent oubliée de l’histoire russo-ukrainienne. On avait donc le droit à un campement, des forgerons et des tailleurs offrant aux plus intéressés quelques cadeaux de bienvenue. Il faut dire que la route en voiture entrecoupée d’une halte en Allemagne avait été longue et que dans ces temps compliqués voir des gens s’intéresser de près à la culture ukrainienne faisait chaud au coeur. A côté du village se trouvait une  arène consacrée à la reconstitution de lignes de bataille et au Eastern Style, sport de combat sauce médiévale fortement appréciée en Europe de l’Est. A partir de 22h une troupe de danse ukrainienne nous offrait un spectacle magistral fait de feu et de chorégraphies des plus gracieuses.IMG_2896
Tranchant avec l’ambiance authentique qu’imposait le village, la seconde partie du site se voulait beaucoup plus classique. Stand de nourriture du type kermesse (même si l’on note l’effort de certains pour avoir imaginé des plats « viking » à l’exemple d’une corne remplie de viande et de légumes) et d’un bar quelque peu cher (pichet de Skoll à 10 euros!) auquel il fallait ajouter le prix du verre en lui même. Extrêmement bien fourni, le stand de merchandising proposait un choix large de patchs, t-shirts et autres produits aux couleurs de votre groupe préféré. Saluons au passage la présence de SoundAge Production, label tout droit venu de Russie et proposant quelques raretés musicales.
Alors que la fête commençait à battre son plein, les premiers concerts commencèrent en dépit du retard accumulé. Comme indiqué en introduction, nous nous concentrerons sur les groupes relatifs à nos pays.

Helroth (Pologne) 

Officiant depuis l’année 2012, Helroth est un groupe de Folk polonais rappelant dans une certaine mesure les Suisses de Eluveitie, tant par le nombre de musiciens sur scène que par la perspective artistique de leurs chansons se voulant metal arrangé au folk. Pour autant il s’agit là d’une première découverte on ne peut plus intéressante qui mérite que l’on s’y attarde avec attention. Occupé à faire la queue pour récupérer un verre… je n’ai pu qu’apprécier de loin ce show et regrette de n’avoir pas pu en profiter davantage. Le rythme entrainant des instruments acoustiques folk et l’énergie déployée par la formation ne m’ont pas laissé insensible.

Setlist Helroth : 
Wilcza jagoda
Bracia
Mamuny
Prząśniczka
Pasterz chmur
The Hidden Path
I, Pagan
Karczma Rzym
Wolfpack

Nokturnal Mortum (Ukraine) 

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Après une prestation de Metal Gaulois d’Himinbjorg, ayant encore une fois prit du retard, nous voici face au clou de cette soirée. Les Ukrainiens de Nokturnal Mortum. Principale source de la polémique ayant entaché le festival, la formation épurée depuis presque 10 ans de ses membres au caractère subversif allait comme annoncé nous offrir pour leur deuxième passage en France un show unique de deux heures dédié au RRF. Ce qui devait être l’apothéose d’une journée de galère pour beaucoup fut finalement un spectacle bien décevant. En effet, on nous avait annoncé quelque chose d’incroyable, tout le monde spéculait. Figurants pour simuler des batailles, projection d’images grandioses, effets de lumière… il ne fut rien de tout ça. Une installation sommaire composée d’un épouvantail et d’un retro projecteur windows furent notre seul lot de grandeur scénique. Mais bon quel est le problème si la musique est au rendez-vous ? (Oups on a parlé trop vite). Après une intro répétée au moins 3 fois pour palier l’attente d’un concert qui prit plus qu’une heure pour s’installer, voici que le groupe se retrouva dès la première chanson sans son et contraint de retourner en back stage le temps que l’on trouve la source du problème (le groupe s’excusant et expliquant la situation quelques jours après sur son Facebook). Alors que l’on commençait sérieusement à en avoir marre de ces pépins niveau régie, le show commença après 30 minutes d’attente. Honnêtement rien à dire Nokturnal Mortum fait un sacré effet sur scène et sait s’imposer. Pour autant je fus quelque peu déçu de ne rien voir d’original dans le spectacle excepté sa durée. Weltanschnuug, The Voice of Steel… tout ne fut qu’une reprise des plus grands classiques du groupe. Mais malheureusement alors que nous reprenions espoir, une membre de l’organisation monta sur scène pour nous dire que faute au retard accumulé le groupe ne pouvait jouer 2h, le festival fermant… Nous conclûmes cette soirée bien amère sur la chanson Ukraine, témoignage passionné sur cette terre lointaine.

Setlist Nokturnal Mortum :

Weltanschauung
Into The Flames of Wooden Churches
In Shackles of Time
Hailed Be the Heroes
The Voice of Steel
Ukraine 

 

Vendredi 22 juillet : le commencement

Après une nuit courte et un réveil matinal permettant de se ravitailler en café et de prendre une bonne douche avant que les installations ne soient prises d’assaut, nous attaquâmes la première journée du festival. Il faut dire que la journée allait être intense compte tenu de la programmation et des trois scènes (deux métal et une folk). Avant toute chose un repas s’imposait !IMG_2899
Le choix fut vite fait pour ma part, je m’en allais déguster les plats proposés par le stand ukrainien. Quoiqu’un peu cher et peu varié, mes papilles furent régalées par les Varenyky sucrées accompagnées d’un coulis au fruit rouge et à la crème fraiche, ainsi que par le Okroshka fourré aux cornichons et ses pommes de terre. Prenant place sous la tente prévue au repas, je me suis délecté de tout ceci devant les combats médiévaux et la démonstration de lutte nordique extrêmement bien présentée par un étudiant en Histoire membre de l’association de reconstitution. Après une petite ballade au sein du village pour mieux digérer tout en contemplant les prouesses artisanales des exposants, la journée musicale put enfin commencer.

Naer Mataron (Grèce) 

Quoiqu’en disent les associations sur le fait que le bassiste du groupe Giorgos Germenis soit député du parti néo-nazi Aube Dorée, le groupe hellénique nous offre un Black Metal froid qui a rencontré peu d’enthousiasme au sein du public. Remplacé par Dimitris « Talos » Christopoulos, Germenis ne put offrir l’authenticité vocale du groupe que j’avais pu découvrir le temps d’un stop en voiture en rentrant de courses la veille. Connaissant peu ce groupe donc, il m’était difficile de le juger réellement, ce sera peut être l’occasion d’attendre une date quelque part en Europe avec la formation originale pour m’en faire une idée.

Skyforger (Lettonie) 

Ne jouant qu’à partir de 20h30 à cause d’un retard dans la programmation, l’attente fut comblée par la découverte de groupes comme Les Compagnons du Gras Jambon, troupe médiévale jouant pour la première fois dans un festival métal. Drôle, communicatif et investi, ce groupe fut une très belle découverte.
Si la scène pagan balte compte un grand nombre de formations comme Romuvos, Green Novice, Metsatöll, Obtest, Skyforger peut être considéré comme LE pilier du Pagan balte. La voix de Pēteris Kvetkovskis s’abat comme la foudre, pleine de violence et de rage accompagnée d’une orchestration musicale que j’estime riche et excellente. Au programme légendes tirées de la mythologie nordique et lettone et surtout une très belle boutade aux néo-nazis du coin avec la chanson Pulkvedis Briedis qui retrace le parcours de cet officier letton héros de la Guerre d’indépendance lettonne de 1919, durant laquelle la Lettonie nouvellement indépendante luttait contre les Corps-francs allemands chargés de reconquérir le Baltikum perdu et l’Armée Rouge. « J’espère qu’il n’y aura plus de haine ni de guerre » clama Pēteris en introduction de cette chanson. En somme toute, le concert de Skyforger fut l’un des plus réussis de cette journée.

 

Samedi 23 juillet : Slava Tatarstan ! 

Journée la plus importante à mes yeux, j’attendais avec impatience le début des concerts tellement les groupes que j’attendais étaient nombreux ! Il ne fallait donc rien rater de cette journée qui se voulait prometteuse !

The Moon and the Nightspirit (Hongrie) : 

Malheureusement nos amis hongrois ne purent se produire sur la Heim Stage, Ágnes Tóth leader du duo folk souffrant d’une extinction de voix….

Graï (Tatarstan) : 

Ca y est le groupe que j’attendais tant joue enfin ! Quelle joie immense de découvrir pour la première fois en live ce groupe qui a bercé pendant plusieurs mois mes oreilles et transporté dans les grandes plaines de cette région à l’est de la Russie.
Comment ne pas tomber sous le charme d’Irina Zybina dont le timbre de voix déployé dans des balades folk et autres airs traditionnels tatars, est d’une rare beauté. Jouant principalement des titres issus de leurs album Mlada et About our native land, le groupe extrêmement communiquant fut accueilli sous un tonnerre d’applaudissements de la part des festivaliers qui s’étaient déplacés en nombre pour découvrir cette perle venue tout droit de Russie. Agrémentant le show de son growl, le bassiste Yuri fut le cachet metal de ce concert, d’autant plus que sa technique de basse très funk sut s’adapter parfaitement à la rythmique imposée par le style. Ce fut une heure grandiose emplie de joie et d’excellence musicale. Le groupe remporta un vif succès symbolisé par la quantité de slams (incités par les gars de la sécurités) et la prise d’assaut du stand de merchandising du groupe. Attendu comme le messie, ce concert fut mon préféré de tout le festival et je ne l’oublierai jamais ! J’espère que le fait d’avoir pu découvrir la scène française à travers le RRF va leur donner de revenir en France très vite. Si c’est le cas aucune excuse pour les rater.

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Setlist Grai :
1. Интро
2. Буря
3. Антипостунь
4. Млада
5. Пшено
6. Лешак
7. Береза
8. Крепкая охота
9. Мара
10. ОЗР
11. Борода
12. Сенокос

 

Khors (Ukraine) : 

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Projet de Jurgis membre de Nokturnal Mortum, le groupe également issu de la ville de Kharkov j’attendais avec beaucoup d’impatience ce groupe. Emporté par l’ambiance du concert de Percival, je n’ai dû me contenter que de la fin du set qui m’a beaucoup plus. On retrouve ici un projet intéressant et varié dans ses angles d’approche qui peuvent trancher avec les standards du Black Metal. Ceci peut être dérangeant pour certain à en lire les différentes critiques. Mais honnêtement cela ne m’a pas choqué. Le groupe a certes subi les caprices de la sono, mais a offert un spectacle de qualité à ses spectateurs.

Setlist Khors :
No Oaths, No Tears, No Knees!
Dead Birds Valley
Following the Ways of Blood
The Last Leaves
Mysticism
Asgard’s Shining

Percival (Pologne) : 
Voilà la raison du retard. Il s’agit de la version folk du groupe Percival Schuttenbach qui jouera le lendemain. Vous n’avez sûrement pas entendu parler d’eux mais pourtant vous les connaissez car ce sont eux qui ont composé la bande originale du très célèbre jeu The Witcher 3. Face à l’immense succès de ce jeu, le Ragnard Rock décida de proposer un show inédit où le groupe allait reprendre une à une les chansons du jeu accompagné d’un écran diffusant des images de ce dernier. Hélas pas d’écran mais un groupe au top qui décida de nous proposer un show folk allant bien plus loin qu’un simple concert Witcher 3. Bien sûr nous eûmes les grands thèmes tels que The Trail Kaer Moren ou Cloak and Dagger mais l’expérience se poursuivit en explorant la musique folklorique moldave ou serbe. Les danses se multiplièrent et la joie pouvait se respirer à plein poumon pendant ce concert.

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Graveland (Pologne) :

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J’avais la semaine dernière présenté Graveland et les polémiques qui l’entourait. Il est vrai que ce groupe se revendique du National-Socialisme mais n’en fait absolument pas l’apologie durant ses concerts, ce qui serait désastreux pour ses potentiels retours en France et pour la continuité du RRF. Malgré donc la présence d’irréductibles « nazillons » en manque de sensations rappelant les défilés de Nuremberg et le pseudo folklore aryen, le concert fut magistral. Je ne connaissais pas réellement le groupe avant cette date, mais ce fut une claque musicale et de mise en scène. Tournant autour de la mythologie germanique, le groupe a su distiller tout au long du concert une atmosphère mystique unique que je trouve indispensable lorsque l’on s’attaque à un sujet aussi vaste que Wotan et compagnie. Carpathian Wolves , The Celtic Winter , Thousand Swords.. ce fut un enchainement de « tubes » sans discontinu. Accompagné d’un cracheur de feu, le groupe sut s’imposer comme l’un des meilleurs de Black/Pagan de cette journée, inaugurant le règne de la nuit qui venait de tomber.

Setlist Graveland:
Carpathian Wolves (Intro)
At the Pagan Samhain Night
Born for War
The Gates of Kingdom of Darkness
Hordes of Empire
Thousand Swords (Intro)
Thousand Swords
For Pagan and Heretic Blood
Thurisaz
The Night of Fullmoon (Intro)
The Night of Fullmoon
Black Metal War! / (Outro)

 

Dimanche 24 juillet : déjà la fin ? 

Je n’ai malheureusement pas pu rester ce jour là. Un impératif me contraignant à quitter le pays de Thor et Odin. Néanmoins je tenais à vous faire part de cette journée à travers le regard de mon ami Virgil et de ce que j’ai pu voir sur internet.

Daemonian Nymph (Grèce) : 

Formé en 1999, ce groupe de folk grec fut le premier à se produire sur la Heim stage le Dimanche. C’est avec 2h15 de retard qu’ils se produisirent. Leur show ressemble tant par les masques que la musique à ce que l’on pouvait voir du temps de l’Antiquité (revisité), du moins c’est ce qu’il s’en ressent quand on les voit.

Percival Schuttenbach (Pologne) :

Nous retrouvons donc nos amis polonais de la veille autour de leur projet metal. Mélange saugrenu entre le Black, le Folk et le Glam, le groupe propose ici une thématique traditionnelle. Même si musicalement le groupe peut surprendre, il se trouve que l’alchimie a plutôt bien fonctionné lors de ce passage en France.

Kroda (Ukraine) : 

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Quel dommage de les avoir raté….! Le troisième et dernier monument du Black Metal ukrainien programmé au RRF a donné de la voix et de la prestance pendant son show. Jouant principalement son dernier album Навій Схрон, le groupe fut une explosion auditive et de puissance tout au long de son set. Comme à son habitude mais à la très grande surprise des festivaliers (qui comme annoncé s’attendait à une reprise de Der scharlachrote Tod du groupe allemand Absurd) le groupe reprit de façon magistrale et à la sauce folk ukrainienne Jesus Tod de Burzum. A faire tressaillir tout fan de ce cher Varg Vikernes sur son canapé. Bref il s’agit là d’un concert on ne peut plus mémorable.

Setlist Kroda :
Прірва себе
DWYG!
Нічного неба очі
Похорон сонця
Endless Path Of Legends
Schwarzpfad IV (Heil Ragnarok!)
Werewolf (Temnozor Cover)
Jesu Dod (Burzum Cover)

Aq Bure (Tatarstan) :

Deuxième groupe originaire de la lande tatare, Aq Bure est un groupe de Folk/Oriental Metal. Si le look des jeunes Tatars tranche avec le style de musique joué, on trouve ici quelque chose d’unique concernant la musique traditionnelle tatare. En effet si Graï peut apparaître comme le penchant russe de cette musique, Aq Bure est beaucoup plus proche des racines orientales de celle-ci. Peu d’échos à ce sujet en dépit d’une première date en France, mais néanmoins je vous invite à prêter l’oreille à leurs créations.

 

Finalement, que retenir de ce RRF 2016. Bien qu’ayant accumulé des soucis ayant occasionnés bon nombre de désagréments, il faut dire que le résultat escompté était au rendez-vous. Minutieux dans sa programmation, sa thématique et audacieux par moment, le Ragnard Rock Festival à sa seconde édition est plus que jamais la référence française des festivals Folk/Pagan Metal.
Rempilant pour une troisième édition l’an prochain, le festival a annoncé que le pays à l’honneur serait un pays froid. Même si beaucoup de nos pays ont ce climat, le sous titre : Children of Yggdrassil laisse à penser que le prochain pays sera scandinave. Mais imaginons ce qu’ils pourraient faire si un jour il s’agit de la Pologne, la Hongrie ou même le Kazakhstan ! En tout cas, ce qui est sûr c’est que nous y serons !

 

Un grand merci au site Horns Up et à la qualité de ses photographies qui ont permis d’illustrer ce petit report. 

Adrien Nonjon

Etudiant en Géopolitique amoureux des espaces orientaux européens et russes, Adrien Nonjon compte se spécialiser dans les questions diplomatiques et stratégiques en Europe de l’Est et Russie post-soviétique.


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