Herberts Cukurs : héros national letton ou assassin nazi ?

By: Tristan Trasca

De son piédestal bâti sur ses exploits d’aviateur à sa chute sous les balles du Mossad en Uruguay, le Letton Herberts Cukurs aura vécu de nombreuses vies. L’une d’elles l’aura vu se trouver au milieu des exactions contre les Juifs en Lettonie pendant la seconde guerre mondiale. Mais ces derniers faits restent aujourd’hui sujets à débat dans son pays natal où son statut dans la mémoire collective est un enjeu encore très prégnant.

1900. Le territoire letton actuel fait partie du grand Empire Russe. Herberts Cukurs nait le 17 mai de cette année à Liepaja au bord de la mer Baltique. Il ne le sait pas encore mais sa naissance à cette époque de l’histoire dans ce lieu va le faire traverser une des périodes les plus complexes de la nation lettonne, tantôt occupée, tantôt indépendante. Cukurs va lui aussi connaître ses grandes heures et ses grandes débâcles.

La Première Guerre Mondiale place le territoire letton au centre des affrontements entre l’Empire Russe et son ennemi allemand. La région de Courlande, dont la ville de Liepaja est un des bastions, tombe en mai 1915 et passe sous occupation allemande. Il faudra deux ans de plus pour que les Allemands marchent sur Riga. Vers la fin de la Première Guerre Mondiale, une grande partie du territoire letton est occupé par l’Allemagne. Cependant, l’armistice de 1918 et la défaite allemande offrent une opportunité unique aux Lettons : celle de se déclarer comme une nation indépendante.

C’est chose faite le 18 novembre 1918 mais l’initiative lettonne est peu appréciée du côté de Moscou. Les bolchéviques proclament une République Soviétique de Lettonie le 17 décembre 1918 et envoient l’armée rouge pour soutenir cette proclamation politique. En janvier 1919, Riga est occupée par l’armée rouge qui reprend une grande partie du territoire à partir de mars.

Dès la proclamation de l’indépendance de la Lettonie, une armée lettonne est créée qui s’engage rapidement dans une guerre contre l’armée rouge qui durera deux ans jusqu’à l’été 1920. Herberts Cukurs fait partie de ce bataillon de fiers Lettons qui s’opposent aux soviétiques. Mais encore une fois, un pas de deux entre Allemands et Russes s’engage avec les Lettons au milieu.

Le gouvernement de la Lettonie indépendante demande en 1919 à l’Allemagne d’aider militairement afin de bouter les Russes hors du pays. L’alliance ne dure qu’un temps et les Allemands profitent de leurs avancées militaires pour reprendre le contrôle de Riga et oublier leur accord avec le gouvernement letton. En 1919 et 1920, l’armée lettonne est engagée sur de nombreux fronts face aux Allemands et aux Russes. Mais ces batailles portent leur fruit : le traité de Riga est signé en 1920, la Russie reconnait la République de Lettonie et renonce à tout envahissement du territoire letton. Cela durera vingt ans.

De Riga à la Gambie, de Riga à Tokyo, la légende du « Lindbergh letton »

Sans doute les vingt plus belles années de la vie de Cukurs qui, après avoir vaillamment servi au sein de l’armée lettonne, devient élève-officier à l’école militaire et commence à se passionner pour les avions. Le 21 mai 1927, Charles Lindbergh traverse l’Atlantique à bord de son Spirit of Saint Louis. La performance fait sensation et l’Américain rentre directement au panthéon de l’aviation internationale, bientôt rejoint par les Amelia Earhart et Howard Hughes entre autres.

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Cukurs à bord d’un des avions qu’il a bâti

Nul ne le sait encore mais dans l’arrière-pays letton, un jeune militaire est lui aussi à l’aube de fabuleux exploits aéronautiques. Cukurs bâtit patiemment divers avions de ses propres mains tout en devenant un pilote émérite au sein de l’armée lettonne. Il construit aussi sa légende avec notamment l’histoire du « Pont de Cukurs » quand il passe sous un pont près de Liepaja alors que l’espace disponible est à peine plus large que l’amplitude de son avion. Cukurs construira au moins six avions différents mais c’est bien le Cukurs C-3 YL-AAB qui lui offrira une place dans le panthéon de l’aviation internationale.

cukurs gambie

H. Cukurs en Gambie

Le 28 août 1933, Herberts Cukurs part de Riga avec la Gambie comme destination ultime. Pourquoi la Gambie ? Dans une Lettonie qui cherche à affirmer son identité, la Gambie est une référence historique importante. Au XVIIe siècle, Jacob Kettler, duc de Courlande, s’offre la Gambie comme colonie et même si la tentative de colonisation des autochtones échoue rapidement, ce territoire reste éternellement lié à la Lettonie dans l’inconscient national letton (tout comme Tobago d’ailleurs). Cela avait donc du sens pour Herberts Cukurs de tenter l’exploit de rallier la Gambie en partant de Lettonie après que deux de ses compatriotes aient échoué quelques mois plus tôt.

Après de multiples escales en Allemagne, en France, en Espagne, au Maroc et au Sénégal, Cukurs arrivera finalement à Bathurst (l’actuelle Banjua) en novembre 1933. L’exploit offre une grande exposition médiatique à Cukurs dans l’Europe entière et au-delà, lui conférant le titre officieux « d’homme le plus connu d’Europe de l’Est » à cette époque.

Cukurs ne s’arrête pas là et décide de conquérir un autre continent. En 1936, à bord de son C.6 Tris Zvaigznes (trois étoiles), Cukurs part pour un voyage de 40 350 kilomètres qui doit le mener de Riga à Tokyo. De nombreux aviateurs européens ont échoué dans cette entreprise et Cukurs s’attelle donc à ce défi deux fois plus long que celui réussi en 1933. Parti le 20 octobre 1936, Cukurs arrivera à Tokyo le 4 juin 1937. Le pilote est au firmament. Il est l’homme le plus connu de la nation lettonne, celui qui fait briller cette jeune république à l’étranger, le « Lindbergh letton ». A 37 ans, l’idole ne sait pas encore que son image ne va cesser de noircir dans les années à venir.

Cukurs devient le « Boucher de Riga »

A l’été 1939, en prémices de la Seconde Guerre Mondiale, l’Union Soviétique et l’Allemagne nazie signent le pacte Molotov-Ribbentrop se répartissant des zones d’influence en Europe de l’Est, tout en se promettant l’absence d’agression entre les deux partis pendant 10 ans. La Lettonie échoue dans l’escarcelle soviétique. Quelques mois plus tard, l’état letton fait une croix sur son indépendance en étant contraint de signer un pacte avec l’Union Soviétique, accompagné de l’arrivée de dizaines de milliers de soldats soviétiques en Lettonie. La République Soviétique de Lettonie intègre l’URSS en août 1940.

Les déportations sont massives au sein de la population lettonne, notamment parmi l’armée lettonne. Du fait de sa notoriété et de son amitié avec quelques apparatchiks du gouvernement soviétique en Lettonie, Cukurs n’est pas inquiété. Mais comme lors de la Première Guerre Mondiale, le territoire letton devient un enjeu de conquête pour les Allemands. En 1941, l’armée nazie, aidée par des combattants lettons, fait fuir l’armée rouge (qui compte aussi ses combattants lettons). Malheureusement pour les autochtones, cette arrivée d’une nouvelle armée d’occupation s’accompagne d’autres exterminations; l’objectif initial du Generalplan Ost étant d’exterminer ou déporter 50% de la population lettonne.

A cette époque, un homme propose ses services aux Nazis en Lettonie : Viktors Arajs. Le 4 juillet 1941, le Sonderkommando Arajs est constitué avec de nombreux volontaires dont Herberts Cukurs, qui deviendra vite le bras droit d’Arajs. Le zèle de cette milice va au-delà des espérances des Nazis et les forfaits de ces Lettons se multiplient à travers le pays, principalement contre les Juifs. Le jour-même de la création de ce Sonderkommando, la synagogue de Riga est brûlée avec vingt Juifs bloqués à l’intérieur. Dans son livre The Murder of the Jews in Latvia, Bernard Press raconte que « des témoins ont entendu des personnes qui criaient à l’intérieur pour demander de l’aide. Ils en ont vu certains casser les fenêtres de la synagogue pour essayer de sortir. Cukurs leur tira dessus avec son revolver. »

D’autres récits de la cruauté de Cukurs sont parus, notamment dans les Mémoires d’Ella Medalye : « Un jour, j’ai vu Cukurs arriver en voiture dans le ghetto de Riga (où sont concentrés tous les Juifs de Riga sur ordre des Nazis). Il était alcoolisé et pouvait à peine tenir debout. Il a sorti son pistolet, il a marché dans les rues du ghetto, éclatant de rire alors qu’il tirait sur des gens terrifiés qui étaient comme des bêtes sauvages chassées. »

Le 30 novembre puis le 8 décembre 1941, le plus grand massacre de Juifs en Lettonie est organisé. Du ghetto à Riga, les futures victimes sont conduites dans la forêt de Rumbula à quelques kilomètres de Riga. 24 000 Juifs de Lettonie seront exterminés lors de ces deux jours de tuerie menés par des SS allemands et le Sonderkommando Arajs. Ella Medalye raconte le massacre de Rumbula : « La seconde fois où j’ai vu Cukurs fut dans la forêt (à Rumbula) lors du second massacre de Juifs dans le but de liquider le ghetto. Les forces punitives menées par Cukurs ont participé dans ces exactions sans précédent contre les Juifs. Ils se moquaient de nous et nous battaient. Nous étions forcés à nous dévêtir, lacer nos chaussures entre elles afin qu’aucune paire de chaussures ne soit perdue et nous devions plier nos habits d’une manière précise. Les cris des bébés et des mères, ceux des personnes âgées, n’ont pas arrêté ces bouchers dans leur travail. »

Rumbula memorial plaque

Plaque à Rumbula (© http://mystical-politics.blogspot.fr)

Les activités des autres années de guerre de Cukurs ne sont pas clairement établies et on retrouve la trace de celui surnommé « le Boucher de Riga » à Cassis en France en octobre 1945. Celui-ci aurait donc suivi la retraite allemande de l’Est avant de continuer son chemin vers la France. Mais le voyage n’est pas encore terminé pour Cukurs et sa famille qui partent vivre au Brésil, espérant profiter de la clémence du gouvernement brésilien et être ainsi oublié. Mais dans ses bagages, Cukurs a amené une assurance…

SS in Uruguay

Miriam Keitzner, une jeune fille juive. Cukurs a décidé de se faire passer pour un Juste et a donc besoin d’un témoin pour corroborer ses propos. Auprès de la communauté juive de Rio de Janeiro, Cukurs devient très populaire avec son histoire comme le rapportent Michael Bar-Zohar et Nissim Mishal dans le livre Mossad : The Great Operations of Israel’s Secret Service qui consacre un chapitre à Cukurs. Le Letton déclarait ainsi à qui voulait l’entendre que « les Nazis avaient arrêté Miriam à Riga. Elle devait mourir dans des circonstances affreuses mais je l’ai sauvé en risquant ma vie. »

cukurs brésil

Visa pour le Brésil signé dans les Bouches-du-Rhône en 1945

Mais la narration de Cukurs ne tient pas sur la longueur lors de soirées alcoolisées où il dévoile sa vraie aversion envers les Juifs et où il conte ses réelles activités lors de la Seconde Guerre Mondiale en Lettonie. Ceci l’oblige à rapidement partir dans les faubourgs de Rio puis à Sao Paulo alors que la communauté juive brésilienne le traque. A l’époque, la traque des Nazis est à son apogée avec la capture d’Adolf Eichmann en 1960 en Argentine. Lors du procès de ce dernier à Jérusalem, le nom d’Herberts Cukurs est évoqué à diverses reprises.

Le Letton, qui gère une petite entreprise à Sao Paulo où il s’est établi avec sa femme et ses enfants, sait qu’il peut être à tout moment le prochain sur la liste des chasseurs de Nazis. Malgré tout, il conserve son identité et ne vit pas sous alias. Il réside cependant dans une maison à la sécurité très renforcée et paye allègrement la police locale et des politiciens pour s’assurer une certaine tranquillité.

L’opération du Mossad commence en septembre 1964 quand un agent commence à bâtir sa couverture en tant qu’Anton Kunzle, homme d’affaires autrichien. L’objectif est de leurrer Cukurs vers une hypothétique opportunité économique en Uruguay mais le travail de Kunzle prend plusieurs mois. Le Letton est très méfiant et l’agent du Mossad doit se montrer très patient et précis, effectuant cette mission en solo et donc sans aucune protection.

Cependant, l’avidité financière de Cukurs prend le dessus. Kunzle le convie en Uruguay pour discuter d’une possible affaire. Le Letton hésite, il sait qu’en quittant le Brésil, il devient vulnérable sans protection policière mais il fait maintenant confiance à Kunzle et part pour Montevideo. Il ne le sait pas mais contrairement à la chanson de Gainsbourg, il est bien question pour lui de payer l’additionne.

Kunzle retrouve Cukurs et le conduit dans une maison qui pourrait servir de bureau pour leur petite entreprise. Alors que Kunzle entre, suivi par Cukurs, le Letton est pris d’assaut par quatre hommes du Mossad qui tentent d’immobiliser leur proie. Malgré ses 65 ans, le Boucher de Riga reste un redoutable athlète et ne se laisse pas faire. Un agent du Mossad l’abat finalement d’une balle en pleine tête. Le corps de Cukurs est plié dans une malle avec une note laissée par les agents du Mossad : « Prenant en considération le gravité des accusations dont Herberts Cukurs est accusé, en particulier sa responsabilité personnelle dans le meurtre de 30 000 hommes, femmes et enfants et prenant en considération la terrible cruauté démontrée par Herberts Cukurs lors de ces crimes, nous condamnons Cukurs à la mort. L’accusé a été exécuté le 23 février 1965 par ‘ceux qui n’oublieront jamais’. »

Les agents du Mossad s’exfiltrent d’Uruguay puis envoient une note anonyme aux médias sud-américains pour expliquer où se trouve le corps de Cukurs. Il faudra plus d’une semaine pour que cette note soit prise au sérieux et Cukurs retrouvé. La nouvelle de la mort du Letton en Amérique du Sud est reprise par tous les médias internationaux, la liste des crimes du Boucher de Riga devient de notoriété publique.

Cukurs et la mémoire collective en Lettonie aujourd’hui

Dans toute nation, la construction du récit national est un enjeu complexe. En Lettonie, cet exercice est d’autant plus compliqué que la nation lettonne n’a connu que 45 ans d’indépendance (de 1920 à 1940 puis depuis la chute de l’URSS en 1991). L’histoire du pays a donc également été écrite par des encres étrangères, notamment soviétiques ou allemandes. La nation lettonne se construit ainsi une identité à la fois sur son socle de valeurs propres comme sa langue, son territoire et ses coutumes mais également sur les fêlures du passé.

Le nom d’Herberts Cukurs apparait encore régulièrement dans ce débat sur le récit national depuis le début des années 2000. Il est célébré par une frange de la population comme ayant été un membre éminent de l’armée lettonne et un ambassadeur adoré de la nation lettonne. En 2004, des enveloppes postales à son effigie furent éditées. Dans un communiqué de presse, le ministre des Affaires Etrangères de l’époque Artis Pabriks condamna cette entreprise : « ceux qui ont produit ces enveloppes en Lettonie ne comprennent, à l’évidence, pas la tragique histoire de la Seconde Guerre Mondiale en Lettonie ou en Europe. Il est important de reconnaître qu’Herberts Cukurs n’était pas simplement un pilote talentueux. Il était aussi coupable de crimes de guerre : durant la GM2, il a pris part aux activités du notoire commando Arajs, qui a participé à l’Holocauste et au massacre de civils innocents. Le Procureur Général de Lettonie a rejeté à deux reprises l’exonération d’Herberts Cukurs pour ces crimes. »

Mais quelques années plus tard, l’entrée de Cukurs au cimetière des Frères à Riga, où sont enterrés de nombreux combattants de l’armée lettonne ayant œuvré pour l’indépendance du pays entre 1915 et 1920, fut débattue. Là encore, Cukurs a pu compter ses alliés et ses détracteurs avant que la décision finale s’avère négative. Le professeur Andrievs Ezergailis, historien et spécialiste de l’Holocauste en Lettonie, avait lui-même en 1996 établi les responsabilités de Cukurs dans son ouvrage The Holocaust in Latvia, 1941-1944 avant de se remettre en question en 2014 dans une tribune écrite pour le site Internet NRA.lv où il affirme qu’il y a d’importantes zones d’ombre issues des vingt dernières années de recherche, ne permettant plus d’établir le rôle et les responsabilités individuelles de Cukurs dans certains massacres commis en Lettonie.

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La comédie musicale Cukurs (Photo de Raimonds Birkenfelds / LSM.lv)

Cette réhabilitation de Cukurs est une dynamique portée par certains mouvements nationalistes lettons mais également et de manière plus surprenante par certains artistes. Ainsi en 2014, une comédie musicale fut consacrée au Letton ; un spectacle très critiqué et parfois reporté mais malgré tout joué dans tout le pays. Mike Collier en fit une critique sur LSM.lv après la première à Liepaja : « Herberts Cukurs n’était ni un tueur nazi sadique, ni un génie de l’aviation autodidacte. Il était simplement un homme lambda qui aimait son pays, aimait les gens et aurait vécu une vie normale si le reste du monde l’avait laissé piloter ses avions. En essence, c’est l’argumentaire de la controversée comédie musicale Cukurs. » Une vision répandue dans une certaine frange de la population lettonne.

Cukurs a traversé quarante cinq années très importantes de l’histoire lettonne et en fut un acteur phare. Membre de l’armée lettonne, il a activement participé à la première indépendance du pays en 1920. Pendant une dizaine d’années, il fut la légende nationale qui fit connaître la Lettonie à travers le monde grâce à ses exploits aéronautiques. Puis il prit part aux crimes nazis commis en Lettonie contre les Juifs. Dans un pays encore traumatisé par 46 années de joug soviétique avec ce que cela a entraîné en termes de reniement de l’identité lettonne, exécutions et déplacements de population, le cas Cukurs oblige la Lettonie à se pencher sur l’Holocauste perpétué dans ses frontières, une histoire qui tend à être placée au second rang face aux souvenirs soviétiques. De plus, le débat sur la place de Cukurs dans le récit national letton place les Lettons devant une question importante liée à leur passé traumatisant : la Lettonie fut victime d’occupations soviétique et allemande meurtrières mais quelle fut la place et le rôle des autochtones dans ces entreprises sanglantes ? Furent-ils tous victimes ou certains furent-ils aussi complices en collaborant avec les forces d’occupation ? En cela, le cas Cukurs est exemplaire puisqu’il fit la gloire de la nation lettonne avant de participer aux pires massacres que le pays ait connu pendant la Seconde Guerre Mondiale. Héros ou assassin, chacun choisira ce qu’il voudra retenir d’Herberts Cukurs; il est cependant certain que ses exploits ne seront jamais oubliés, de même que les nombreux témoignages de victimes l’accusant.

Tristan Trasca
Jamais aussi à l'aise que dans un bus ou un train. De Prishtina à Riga.
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